‹ Madame l'archiduc (volume 2)Chapitre 68 sur 114 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

FORT U NATO

Il bat très- fort, n'est-ce })as?

MARIETTA

Ua soldat, un dragon ne doit pas avoir peur !

FOHTUNATO.

Ce n'est pas la peur.

iMARIETTA.

Qu'e t-ce donc alors v

FORTUNATO

Vous ne devinez pas?

MARIETTA

Pas dn tout !

FORTUNATO

C'est... c'est vous.

MARIETTA

Mol!

FORTUNATO

Vous ! c'est votre main, que je presse, c'est votre taille que je serre.

Dites donc, capitaine?

FORTUNATO

Ah! tenez, madame, tenez, comtesse, il est des moments où je meurs d'envie de manquer pour mon compte à la consigne que vous m'avez donnée.

MARIETTA

Laissez-moi, je veux rentrer.

Elle se dirige vers le pavillon, Fortnnato la retient. — Grand jour, DUETTINO.

FORTUNATO

Ne rentrez pas encore, Ah! restez; l'aurore Brille déjà dans les cieux.

MARIETTA

Allons, je vous implore, Laissez-moi, je le veux.

FORTUNATO

Combien mon cœur est amoureux.

COUPLET

L'archiduc n'est pas votre affaire, Il est laid, le temps Ta mûri.

Votre époux ne saurait vous plaire, On n'aime jamais son mari.

Pourtant le jour pour vous s'avance Où votre cœur faisant un choix Doit indiquer sa préférence; Je suis le plus gentil des trois.

Que voulez-vous dire ?

FORTUNATO

Que je vous aime.

MARIETTA

Bonté suprême !

Taisez-vous.

FORTUNATO

Ecoutez-moi.

MARIETTA

Taisez-vous, non, je ne veux rien entendre, Laissez-moi, laissez-moi.

FORTUNATO

Non, ton cœur est ému, ta voix devient plus tendre, Tu me fuis, malgré toi, Un baiser, sans t'en défendre.

Non, non, non, c'est fini.

FORTUNATO

Tu dis non, et tes yeux me disent oui.

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