SCÈNE XI
Les Mêmes, puis FORTUNx^TO, affectant l'accent d'un vieux
militaire.
RICARDO
Non, mettez- VOUS à cette table, et faites semblant de dîner.
Le comte et la comtesse se mettent à la table de droite, Ricai-do à celle de gauche et lit un journal. Paraît au fond, Fortunato, qu descend d'an praticable suivi de dix petits clairons de dragons, la trompette sur la liancln, descendant sur doux rangs derrière For. tunato qui commandes
FORTUNATO
H.ate! front!
Qui je suis, on le voit sans peine.
Je suis le joli petit capitaine
Il piccolo, •
Piccok'no,
Fortunato,
Chérubino.
COUPLETS
Quand nous devons en cavalcade Entrer dans la ville en trottant.
Tous les cœurs battent la chamade, On nous espère^ on nous attend.
Déjà rémotion transporte Jeunes femmes, jolis tendrons, Et toutes viennent sur leur porte Pour mieux entendre nc>5? clairons.
Taratatatata.
Ecoutez la rumeur lointaine, La fanfare du capitaine, Du joli petit capitaine
Fortunato,
Chérubino.
Tous petits, mais bien pris de taille,
Dans notre uniforme galant,
Sur nos grands chevaux de bataille,
11 faut nous voir caracolant.
Puis quand il faut changer de ville,
Les belles, la pâleur au front,
Viennent toutes à la file
Pour entendre encor nos clairons.