SCÈNE XII
Les Mêmes, GILETTI, MARIETTA, p.iis FORTUNATO, Les Dragons,
RICARDO, allant à la porte de droite.
Ouvrez, vous autres, apportez les manteaux.
GILETTI et MARIETTA, sortent avec les manteaux et le chapeau du comte.
Voici les manteaux.
LE COMTE, à Giletti^ en lui mettant son manteau et le chapeau.
Voulez-vous gagnez dix mille écus ?
GILETTI, se laisse faire.
^v- Dix mille écus !
RICARDO, le pistolet ou poing.
Oli la mort !
GILETTI.
Il n'y a point à hésiter.
MARI ET TA; à qui la comtesse a mis son manteau et le chapeau qui se trouvait dans le carton sur la table de gauche.
Nous aimons mieux les dix mille écus.
RICARDO, à Giletti.
Alors, toi, tu es le comte de Castelardo.
GILETTI.
^, Je suis le comte de quoi ?
^ RICARDO, à Marietta.
Vous, vous êtes la comtesse de Castelardo.
Moi ! comtesse J
RICARDO
Pour vingt-quatre heures seulement, (a Giletti.) Prenez donc des airs distingués, (il lui donne des bourrades.) Je te dis d'avoir l'air distingué.
LE COMTE, à Giletti.
Dix mille écus !
RICARDO, qui était remonté.
Les voilà, ils reviennent, allons, en route, dans la berline.
GILETTI.
^' Dans une berline.
LE COMTE
Une berline superbe !
MARIETTA. à Giletti,
Toi qui voulais faire un voyage de noces.
GILETTI.
^: Ma foi, tant pis, laissons-nous faire.
Les dragons entrent par la gaNche, les petits clairons par la droite conduits par Fortunato. — Ils se mettent sur quatre rangs au fond.