ACTE PREMIER
Au lieu d' faire peur, vous faites rire^ Comment diantr' ces grands gaillards-là Acceptent-ils pour les conduire Un p'tit bonhomm' pas plus haut qu'ça. {Bis.)
Je vois c' que c'est et je proclame
Que vot' souv'rain est très-poli,
Il sait qu' pour arrêter un' femme
Faut qu'un militaire soit joli,
Si bien qu'au lieu d'un capitaine
Avec un méchant air grognon
Disant d^'un ton de croqu mitaine :
Obtempérez ! mille noms de nom ;
C'est vous, jeune homme, qu'il envoie
Mignon, pimpant, comm' vous voilà,
C'est à c' métier-là qu'il emploie
Un petit bonhomm' pas plus haut qu' ça. {Bis.)
FORTUNATO
Allons, voyons, monsieur le comte, N'allez pas vous faire prier.
GILETTI.
Ça ne fait pas du tout mon compte De suivre ce bel officier.
RICARDO, le pistolet a'.i poing.
Si vous résistez, mon cher comte, A l'instant, je le fais partir.
GILETTI.
Que j' suis fâché d'être comte, J' suis pas un comt', j' suis un martyr î
TOUS
Allons, voyons, monsieur le comte Il faut partir. {Bis.)
GILETTI, prenant son parti.
Eh bien, puisqu'on le veut, le comte,
Et puisqu'il le faut, monsieur V comte. Le comte enfin se décide à partir.
CHOEUR
Ils suivent \
Nous suivons ] Li drasfoni
Oui, suivez /
Del Ernesto quarto
•I fideli Guardiani
Del grand arcbiduco.
MARIETTA
Allons ! en route, et tout de suite,
Puen de fâcheux n'arrivera,
N'arrivera sous la conduite
D'un p'iit bonhomm' pas plus haut qu* ça,
CHOEUR
Allons ! en route, et tout de suite, Rien de fâcheux n'arrivera, N'arrivera sous la conduite D'un p'iit bonhomm' pas plus haut qu' ça. Allons, partons, Partons !