SCÈNE CINQUIÈME
MASCARILLB.
Que dit-elle?
Ah ! messieurs les trompeurs.
Vous avez cru madame Muscariüe,
Dont l’honneur éclalant parmi les femmes brille, Capable d’écouter des galants tels que vous!
.LINDOR, à part.
Elle ett grise, pardieu!
MARIANNE, continuant.
Tandis que son époux.
Un époux qu’elle adore et respecte, voyage Pour apporter un peu de bien-être au ménagé.
M ASCARILLE, à part, émn.
Chère petite femme !
MARIANNE
Et qu’ayant sous la main Ce qui contenterait de bien plus difficiles Elle irait le tromper sans pudeur et sans frein
Pour de vulgaires imbéciles!...
MASCARILLE, à part.
Je ne l’ai pas volé.
LINDOR, faisant mina de sortir.
Madame. . .
MARIANNE, le retenant.
Non, restez.
MASCARILLE, m?me jen.
Ah ! laissez-moi cacher mes remords...
Ecoutez !
Et vous allez savoir comme une Mascarille Sait venger les affronts qu’on lait à sa famille.
LINDOR
Où me suis-je fourré !
MADAME MASr.AIULLE
MARIANNE
Pendant cette tirade elle va de Mascarille A Lindor.
Vous êtes bête et laid...
Votre moralité, suffit, on la connaît. —
Vous passez à Paris pour avoir une femme,
Un ange de vertu que vous trompez, infâme,
• Battez lorsque le vin vous remonte au cerveau,
Et que vous conduisez doucement au tombeau.
Vous êtes sycophante, apostat, misérable,
Ingrat, traître, pervers, malfaisant, implacable, Menteur, pilleur, voleur, détrousseur, bandit, chien, Vous êtes tout cela... Dieu que ça faitdu bien!...
MASCARILLE, à part.
Le ciel en soit loué! mon épouse est un ange; Sapristi, comme elle me venge!
MARIANNE, bas à Lindor.
N’as-tu pas deviné?
C’est Mascarille! chut !
LINDOR, à part.
Je comprends tout ! le drôle !
MARIANNE, même jeu.
Voici le vrai moment de composer ton rôle.
Haut. Élevant on verre.
Et maintenant buvons au mari condamné !
Non. j’ai fini.
, MARIANNE
Tant mieux ! il est empoisonné !
Elle ae aauva.