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Ce fut pendant son séjour à Saint-Cloud que les choses se gâtèrent entre les maîtres de la maison. Les grands torts étaient tous à Monsieur. Madame se donna les petits comme à plaisir. Il était resté à Monsieur, de la fin tragique de sa première femme, une terreur bienfaisante de se brouiller avec la seconde; on l'aurait accusé, à la moindre indisposition, de l'avoir aussi empoisonnée. La crainte du scandale est un commencement de vertu. Madame commit la faute de ne pas respecter cet embryon de morale. Son agitation, ses plaintes bruyantes et publiques jetèrent Monsieur dans une exaspération qui triompha de sa prudence, et il pria le roi de faire quelque avanie à Madame. Il fut refusé net. Liselotte dut se coucher, ce soir-là, toute ragaillardie ; son grand ami ne l'abandonnait pas dans ses traverses.
Il la défendait, et il la prêchait, l'adjurant de tenir sa langue et de rester tranquille. Mais on se rappelle le mot de « la bonne Tarente » sur la douceur de « se plaindre à cet aîné ». Liselotte ne résistait pas à l'attrait de cette douceur. Elle aurait dû prévoir que le roi en aurait vite assez des histoires de Théobon et de Loubes ; elle l'en accabla, si bien qu'un jour, « je trouvai, dit-elle, le roi tout changé. Quand je lui parlais de mes affaires, il me répondait à peine et m'entretenait d'autre chose ^ ». Elle l'ennuyait. Ce fut le dernier coup. La brouille avec Monsieur suivit de près.
En juin, on eut à Versailles de mauvaises nou-