Du 19 septembre 1682, à la duchesse Sophie
velles de Saint-Gloud. La discorde y était à son comble, et la voix publique reprochait à Mlle de Théobon d'attiser le feu; elle passait pour une intrigante : « Monsieur, rapporte le marquis de Sourches \ persuadé, selon toutes les apparences par le chevalier de Lorraine, que Mlle de Théobon, et le comte de Beuvron, son capitaine des gardes -, fomentaient la mauvaise intelligence qui était depuis longtemps entre lui et Madame, son épouse, en fit ses plaintes au roi, et, de son agrément, chassa Mlle de Théobon de sa maison et fit donner ordre au comte de Beuvron de se défaire de sa charge. Il n'y a rien de pareil au chagrin que Madame sentit en cette occasion; Mlle de Théobon était presque la seule personne en qui elle pût avoir confiance; aussi Taimait-elle tendrement, et, comme elle était naturellement fière, elle ne pouvait souffrir qu'on lui enlevât d'autorité la seule consolation qu'elle avait dans ses afflictions. Elle pleura beaucoup et ne cacha ses larmes ni au roi, ni à toute la Cour. Cependant Monsieur vint trouver le roi et le pria de le raccommoder avec Madame, lui disant qu'il n'y avait plus d'obstacle à leur réunion, puisqu'il venait d'éloigner ceux qui la détruisaient parleurs mauvais conseils. Mais l'esprit de Madame n'était pas si facile à appaiser; Monsieur l'attendant pour souper, elle refusa de venir manger avec lui et témoigna son déplaisir hautement par toutes