‹ Madame, mère du régentChapitre 162 sur 220 · Ou à la fin de · texte numérisé non relu

Ou à la fin de

2. Tina ou Thina, en Croatie. L'évèque d'alors était Cristophe Rojas, comte de Spinola. Il passa en 1686 au siège de Wiener-Neustadt.

véritable mission de l'évêque ne serait pas de « diviser les protestants entre eux* »? Dans l'incertitude, il se borna provisoirement à raisonner TalTaire en gros avec la duchesse Sophie. Le dogme, lui disait-il, tout le monde s'en moquait, catholiques aussi bien que protestants : « Comme, par exemple, de croire que Jésus-Christ soit réellement présent à la Sainte-Cène : qu'est-ce que ça fait? » Mais de rendre à un prince étranger, tel qu'était le Pape, le droit d'exercer une autorité quelconque sur vos sujets, « c'était autre chose », et Charles- Louis se promettait d'y regarder de très près. Au surplus, il ne pensait pas qu'il sortît rien de cette tentative. Il était convaincu que les pasteurs s'y opposeraient, non par des raisons de conscience, — c'était une idée qui ne lui venait même pas, — mais parce qu'ils n'accepteraient jamais de « se remettre de bon gré sous le fouet du pédagogue de Rome ». Cependant, si l'on parvenait à s'entendre sur « les biens d'Église », peut-être arriverait-on à quelque résultat, car personne ne voudrait se battre « pour maintenir ou renverser la doctrine du purgatoire », S'entendre sur « les biens d'Église », tout était là en effet. C'était aussi l'opinion de la duchesse Sophie. Rome se soumettrait-elle à ce chantage? Au début, la duchesse n'osait s'en flatter : « Je ne vois point, écrivait-elle à son frère, qu'en ce temps ici on offre beaucoup pour une âme -. » Cela dépendait; il y a âme et âme, comme il y a fagot et

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