‹ Madame, mère du régentChapitre 164 sur 220 · Lettre du 29 juillet 1G · texte numérisé non relu

Lettre du 29 juillet 1G

rano Gibo secrétaire d'État du Saint-Siège, au nonce à Vienne. On s'étonne à Rome que le nonce, qui ne néglige pourtant jamais de donner connaissance de ce qui mérite une mention, n'ait rien écrit de l'affaire de l'évoque de Tina, « qui est d'une importance extrême^ ». Ordre au nonce, poursuit le cardinal, « d'exécuter avec la sagacité qui lui est propre ce que je lui écris confidentiellement (m piano) sur cette matière ». Une « instruction », qui n'a pas été retrouvée jusqu'ici, accompagnait la dépêche.

Le 6 mars, réponse embarrassée du nonce . 11 s'excuse comme il peut : « Votre Éminence s'étonne à bon droit que je ne lui aie rien dit de l'affaire de l'évêque de Tina...; mais, puisqu'il faut confesser mon péché à Votre Éminence, j'ai toujours en horreur de mêler le maître à des choses que j'estime irréalisables. J'ai une expérience des artifices des hérétiques qui remonte à huit ans. Ils promettent beaucoup.... » Ils promettent, et ne tiennent pas. Le nonce n'avait pas voulu mêler le Saint-Père à une négociation qu'il ne prenait pas au sérieux.

Le 23 avril, la secrétairerie d'État prévient Mgr Buonvisi que l'évêque de Tina a reçu des « brefs de créance » qu'il avait sollicités. La dépêche laisse percer une certaine défiance à l'égard de ce prélat trop entreprenant; Rome craint qu'il n'ait « quelques vues intéressées ».

Le 7 mai, avis est donné à Vienne de l'arrivée à Rome du Père Pekhenius, jésuite, lequel a « repré-

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