‹ Madame, mère du régentChapitre 165 sur 220 · Archives du Vatican. — Nunziatura di Gennania, t · texte numérisé non relu

Archives du Vatican. — Nunziatura di Gennania, t

l'union des EGLISES. 249

5enté » à Sa Sainteté que «. le duc (Ernest-Auguste), pseudo-évêque d'Osnabrûck, avait l'intention de se convertir au catholicisme avec sa femme et ses 3nfants », moyennant une juste part des biens i'Eg-lise, faveurs et privilèg-es dont la papauté avait conservé la disposition. Suivait Ténumération des iépouilles et grâces convoités. On faisait remarijuer au nonce que ces demandes étaient exorbitantes, et qu'il conviendrait « d'exciter le prince à ae se soucier que de son salut éternel ». En même temps, on était obligé de prévoir le cas où le prince persévérerait à rechercher les biens de ce monde, 3t l'on faisait comprendre au nonce qu'il importait ie le ménager. L'exemple de sa conversion, disait la dépêche, « pourra donner le branle aux autres », tandis que, « s'il est mécontent », il «peut déranger toute la combinaison ».

Pendant que le Père Pekhenius discutait avec Ernest-Auguste et la duchesse Sophie, l'évêque de Tina continuait ses voyages. Plusieurs petites cours allemandes, dont celles d'Osnabrûck et de Celle, l'avaient abouché avec des théologiens protestants, et il était sorti de ces conférences de savants mémoires destinés à être montrés ; mais la vraie besogne se faisait dans des conversations qui ne s'écrivaient point : « En discours, rapportait la duchesse Sophie, ils ont ajusté beaucoup dépeints. L'évêque dit que le Pape les reconnaîtrait pour de vrais pasteurs.... Les biens d'Église accommoderaient bien nos cadets ^ » La duchesse avait beau-

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