Voir son Journal, le 5 août et le 25 septembre
4. Lettre du 26 août 1689, à la duchesse Sophie. L'édition de Stuttgart a supprimé plusieurs passages de cette lettre.
son fils, c'était l'envoyer à sa perte. Elle déclara qu'elle ne donnerait jamais son consentement, et Monsieur eut beau faire et beau dire, beau tempêter et menacer, il n'était pas plus avancé au bout de six mois que le premier jour. Enfin Madame finit par où elle aurait dû commencer : « J'ai parlé au roi. Sa Majesté m'a dit que ce sont de purs mensonges de dire qu'il veut avoir d'Effiat pour gouverneur de son neveu; qu'il y a au contraire un an qu'il en détourne Monsieur'. » Il promit à sa bellesœur de chpisir lui-même « un honnête homme » pour son fils, et tint parole; le place fut donnée au marquis d'Arcy.
Les avis sont aujourd'hui partagés sur un autre choix pour lequel Madame, chose rare, se trouva d'accord avec d'Effiat et le chevalier de Lorraine. Le fameux abbé Dubois, alors très petit personnage, était sous-précepteur du Duc de Chartres. Il l'aidait à faire ses devoirs, lui cherchait les mots dans le dictionnaire, et du reste ne comptait pas : « Je l'ai vu mille fois dans les commencements, rapporte Saint-Simon, lorsque j'allais jouer avec M. de Chartres^. » Petit à petit, l'abbé prit de l'importance. Il donna les leçons, et les donna « fort bien », étant extrêmement intelligent et très instruit. De moralité, point, si l'on s'en rapporte à Saint-Simon, qui n'a jamais pu le souffrir; ou à Torcy, qui le r' -^clarait « sans la moindre ombre de probité, sans mœurs, connu pour tel des Français et des