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Lettre du 21 septembre 1689, à la duchesse Sophie

2. Mémoires, édition de Boislisle, I, 64. L'abbé Dubois avait été nommé sous-précepteur le 15 juin 1683.

l'abbé DUBOIS. 261

étrangers* »; ou encore à d'Argenson, le plus violent des trois; il croyait l'abbé Dubois capable de tous les crimes et coupable de plusieurs.

Ce sont de terribles accusateurs; mais Dubois a aussi ses défenseurs. Sans parler de deux historiens récents-, qui ont vu dans sa mauvaise réputation une injustice à réparer, il avait su se faire estimer de beaucoup d'honnêtes gens à la Cour de Louis XIV, soit qu'il le méritât en effet, soit qu'il trompât son monde. Sourches le disait « homme d'esprit, d'érudition et de bonnes moeurs^ ». Fénelon s'était lié avec lui; on lit dans une de ses lettres, du 14 octobre 1711 : « M. l'abbé Dubois... est mon ami depuis un grand nombre d'années* ». Il suffit de ces citations pour expliquer comment le petit sousprécepteur, protégé du chevalier de Lorraine, fut nommé précepteur par le roi, en 1687, sans que Madame, si attentive au bien de ses enfants, y ait lait d'opposition.

Loin de s'en défier, elle lui donna toute sa confiance. Ses lettres à Dubois^ sont tout à l'honneur de ce dernier. Madame s'y montre pleine de gratitude pour le bon et loyal serviteur qui se dévouait,

1. Lettre du 4 mars 1720 au cardinal Gualterio. Cf. Wiesener, le Régent, l'abbé Dubois et les Anglais, I, 262-263.

2. Wiesener, loc. cit., et le comte de Seilhac : VAbbé Dubois, premier ministre de Louis XV, Paris, 1862, 2 vol. in-8°.

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