Dépèche du 4 décembre
religion catholique et romaine ne surprenne Votre Altesse Électorale; que si je n'ai osé lui déclarer ce dessein avant de partir d'auprès Elle, je la supplie très humblement de croire que la seule appréhension de lui déplaire m'en a ôté la liberté, et que tous les avantages du monde n'auraient pu me faire prendre cette résolution, si je n'avais cru le devoir faire pour mon salut'... « L'Allemagne protestante connut aussi la réponse de Charles-Louis : « Par la manière dont vous avez vécu avec moi et par la tendresse que j'ai toujours eue pour vous, je m'étais persuadé, Madame ma très chère fille, que vous ne feriez jamais rien qui fût contraire à mes sentiments, ni contre la vérité, dont j'ai eu le soin de vous faire instruire.... Après cela, vous pouvez juger avec quel étonnement j'ai dû recevoir la nouvelle que vous me mandez de la profession que vous avez faite à Metz de la religion romaine, et vous ne pouvez nullement douter que ce changement n'ait dû me surprendre. Mais comme c'est Dieu seul qui sonde les cœurs, c'est aussi lui seul qui est le juge des consciences, etc. » Charles-Louis en fut pour ses mensonges compliqués. Le monde protestant refusa d'y croire et qualifia durement sa conduite; la presse hollandaise, en particulier, ne le ménagea point.
Le mariage par procuration se fit le 16 novembre. De la Palatine à Charles-Louis, à sept heures du
1. D'après une copie conservée au British Muséum. Voyiez la préface de la correspondance de TÉlectrice Sophie avec «en frèce, p. XVII. La lettre suivante est tirée du même volume, p. 470. Les deux lettres sont écrites en français.