‹ Madame, mère du régentChapitre 75 sur 220 · Lettre du 20 juillet · texte numérisé non relu

Lettre du 20 juillet

Votre Dilection, que, lorsque j'ai Monsieur, je ne demande rien au ciel ni à la terre, il est vrai que j'aime beaucoup à être avec lui *. » Elle fut vraiment éprise de lui dans les premiers temps, et, si ce ne fut qu'un feu de paille, ils n'en restèrent pas moins un ménage d'amis'. Madame s'inquiétait de tout son cœur quand Monsieur était à la guerre : « Je suis si tourmentée; il s'expose d'une manière inouïe; on me l'écrit de tous les côtés ^. » Elle s'ennuyait sans lui : « Lg roi et Monsieur sont absents ; ce n'est pas gai, ici^. » Elle souhaitait son retour. A Garl-Lutz, le 7 avril 1676 : « Le roi et Monsieur arrivent demain ou après-demain. Je serai aussi joyeuse que nous l'étions au Palais-Royal il y a trois ans, l'année où vous êtes venu » ; l'année des pétards. Le retour des princes ayant été retardé, elle récrit à son frère : « Le temps me parut si long! » Autant de sentiments d'un bourgeois achevé, mais qui n'indiquent pas une femme malheureuse. Monsieur, de son côté, commandait les robes de Madame et lui mettait son rouge. Il la soignait quand elle était malade. Nous l'avons déjà vu à l'œuvre, avec le roi, pendant une simple indisposition de Madame. Il se surpassa en 1675, au cours d'une maladie qui faillit être mortelle.

La duchesse Sophie à l'Électeur Charles-Louis, 10 avril 1675 : « Je vous envoie ce qu'on me mande de Liselotte, pour laquelle j'ai déjà bien pleuré. Cette bonne princesse a parlé de vous, d'Ernest-

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