‹ Madame, mère du régentChapitre 74 sur 220 · LOUIS XIV ET MADAME · texte numérisé non relu

LOUIS XIV ET MADAME

OU mal, les courtisans l'admirent.... Il en est ainsi à cette cour » ; et à toutes les cours. Dans la même lettre, Madame conte longuement sa première chute de cheval et poursuit : « Votre Dilection, qui admire tant notre roi de m'avoir si bien assistée dans mes couches, l'aimera aussi dans cette rencontre. Il est arrivé le premier auprès de moi, pâle comme la mort, et j'eus beau lui assurer que je ne m'étais fait aucun mal et que je n'étais pas tombée sur la tête, il n'eut pas de cesse qu'il ne m'eût examiné la tête dans tous les sens. Quand il se fut convaincu que j'avais dit vrai, il me reconduisit jusque dans ma chambre, où il resta quelque temps auprès de moi, pour s'assurer que je n'aurais pas d'étourdissements. Il ne s'en alla... que sur mes protestations réitérées que je n'avais pas le moindre maP. » Dans leurs relations, le monarque disparaissait pour laisser la place à l'homme, et celui-ci se montrait invariablement attentif et complaisant : « La cour s'en va à Fontainebleau, écrivait madame de Sévigné; c'est Madame qui le veut-. » Ce « Madame le veut » n'étonnait personne, et c'est pourquoi les courtisans admiraient jusqu'à sa grande perruque, généralement de travers.

Monsieur continuait à se montrer agréable compagnon, malgré les efforts de son entourage pour l'aigrir contre sa femme, et Madame à se plaire avec Monsieur, malgré les taquineries de « la cabale » : « (l""" juillet 1678.) Pour co qui est de l'idée de

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