‹ Madame, mère du régentChapitre 97 sur 220 · Charles, fils de Charles-Louis et de sa femme légitime · texte numérisé non relu

Charles, fils de Charles-Louis et de sa femme légitime

2. Lettres de Charles-Louis à la duchesse Sophie, des 7 avril et 10 mars 1677.

donnait le conseil. Il s'occupait en outre d'une intérimaire, en attendant mieux, et n'avait point de peine à la trouver. Ce fut une Suissesse, nommée Mlle Berau, qui avait été au service de Louise de Degenfeld. Dès le 17 juin, sa sœur put« se réjouir » avec lui de ce qu'il avait « trouvé une personne sociable pour se délasser de toutes ses peines et fatigues ».

La duchesse Sophie parlait librement à son frère de sa « Suissesse ». — « C'est signe de santé* », disait-elle avec satisfaction. Elle jugea cependant inutile de donner cette bonne nouvelle à Liselotte, et se contenta de lui mander les projets de divorce et de remariage. Madame prit très mal la chose : « (4 nov. 1677.) Dieu veuille que nous nous soyons trompés... et que cela mette lin à tous les discours sur la proposition que Sa Grâce l'Électeur a fait faire à Sa Grâce Madame ma mère. Au commencement, je n'avais pas pu y croire, parce qu'on ne m'en avait pas dit un seul mot de la maison ; mais, à présent, je ne peux plus en douter, puisque Votre Dilection me l'écrit. Cela fait ici le plus grand tort^ à sa Grâce l'Électeur, et on dit aussi que Sa Grâce ne peut pas divorcer avec Sa Grâce Madame ma mère sans nous faire du tort et un affront, à mon frère et à moi. Aussi ai-je trouvé Monsieur très alarmé de cette affaire. Il m'a dit que le roi la trouvait fort singulière, mais j'ai prié Monsieur d'avoir patience jusqu'à ce que je sache ce qu'il en est, car j'ai peine à croire que Sa Grâce l'Électeur

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