LUCIENNE. ROBERT
ROBERT, se montrant à la fenêtre.
Bonjour, mademoiselle Lucienne, puis-je entrer?
LUCIENNE
' Oui... ma tante est allée à la préfecture... pour le concert spirituel de ce soir.
ROBERT
Et votre oncle?
LUCIENNE
^ Sorti aussi.
ROBERT, venant à la porte.
Alors, il n'y a pas de danger...
LUCIENNE
■^ C'est affreux, n'est-ce pas, de penser que vous avez à peine le droit de pénétrer ici?
ROBERT
Que voulez-vous?... J'ai le malheur de ne pas plaire à madame votre tante,
LUCIENNE
* Et quand on déplaît à ma tante, c'est finil Et c'est bien dommage.
Olil oui, mais ce qui me console, mademoiselle Lucienne, c'est que si je déplais à votre tante...
LUCIENNE
^ Vous ne me déplaisez pas à moi... je vous l'ai dit, c'est vrai. J'ai même peut-être eu tort de vous le dire.
ROBERT
On n'a jamais tort de faire un heureux.
LUCIENNE
* Nonl... certainement... mais notre mariage me parait bien difficile... ma tante a d'autres idées.
ROBERT
Hélas I oui... mais votre oncle...
LUCIENNE
Ohl mon oncle, il fait tout ce que veut ma tante... c'est elle qui est le vrai chef de la communauté.
ROBERT
Elle commande.