ACTE PREMIER
MONGODIN.
Voilà, chère amie.
Il lui donne les rapports.
MADAME MONGODIN, les regardant.
Bien... très bien... c'est lisible... c'est propre...
MONGODIN.
Oh! moi, quand on me charge d'un travail...
Allons... je suis contente de vous, vous avez accepté le châtiment avec soumission ! je vous fais grâce. Ne vous avais-je pas infligé une autre pénitence?
MONGODIN.
Je... je ne me rappelle pas.
Si, si, mais je veux être tout à fait bonne I... vous aurez du dessert.
MONGODIN.
Hein?
Vous aurez du dessert.
MONGODIN, à part.
Sapristi!... Si j'avais su, c'est moi qui aurais fait des pâtés I
J'espère que vous ne recommencerez plus à introduire dans le sein de votre famille, des œuvres qui font rougir la vertu et crier la morale.
MONGODIN.
Oh I sois tranquille... mais je t'assure,., je croyais que c'était un cantique.
Il suffit 1... Maintenant, écoutez-moi bien, car il s'agit de choses sérieuses. En principe, je n'ai pas l'habitude devons consulter, je fais ce qu'il me convient.
MONGODIN.
Tu me rendras cette justice.
Oui, vous ne vous mêlez de rien, vous faites votre devoir... Pourtant, cette fois, comme l'affaire est grave et vous regarde un peu... je consens à daigner... D'ailleurs, attendez!
Elle sonne.
MONGODIN, à part.
Qu'est-ce qu'elle a encore bien pu inventer?
FRANÇOIS, entrant.
Madame a sonné?
Priez mademoiselle Lucienne de v^nir. (prau'Ois sort.) Je n'ai pas besoin de vous rappeler que vous n'avez qu'à dire comme moi.
MONGODIN.
Je le sais, chère amie, (a part.) C'est vrai, je ne suis plus un homme, je suis un éclio.