‹ Madame Mongodin; comédie en trois actesChapitre 21 sur 83 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

MONGODIN, MADAME MONGODIN et LUCIENNE.

LUCIENNE, entrant.

^ Vous m'avez fait demander, ma tante?

MADAME MOMGODIN.

Oui, mon enfant. Approche et écoute-moi bien. Te voilà grande fille, et en âge d'être mariée.

LUCIENNE

^ Moi?

Tu as dû y penser souvent, aussi, je n'hésite pas à te rendre heureuse, en t'annonçant que tu vas épouser le mari de ton choix.

MONGODIN, à part.

Aïe I aïe !

LUCIENNE

r Et ce mari?...

C'est le jeune homme dont je t'ai souvent parlé, et que je te destine depuis longtemps. Tu as déjà deviné qu'il s'agit de M. Savinien.

LUCIENNE

^ Monsieur Savinien? mais je ne l'aime pas, ma tante I

Je l'espère bien !... D'ailleurs, il n'est pas question d'amour, mais de mariage.

LUCIENNE

Olil mou oncle 1

MONGODIN.

Qu'est-ce que tu veux ?

FRANÇOIS, annonçant.

Monsieur Robert FougeroUes.

LUCIENNE, à part.

Lui! il arrive bien!

Ce monsieur... ici... Je croyais pourtant lui avoir déjà fait comprendre... (a François.) Je n'y suis pas.

LUCIENNE

Mais... ma tante...

C'est dans ton intérêt... Ce parisien me semblait avoir conçu certaines idées qu'il ne me plaît pas d'encourager.

MONGODIN.

Il a peut-être quelque chose d'important à...

Lui ?... Mais du reste... il vaut mieux lui dire son fait, une bonne foisl Lucienne, à ton ouvrage. (a François.) Faites entrer. (François sort.) Et n'oubliez pas que c'est à moi de parler, à moi seule.

MONGODIN*

Tu parles si bien/

Page 1