ACTE PREMIER
permettrez de vous présenter toutes mes salutations définitives.
Elle lui tourne le dos, et remonte à la table feuilleter des dossiers.
Lucienne!. ..Elle !...(a Mongodin.)Et vous ne dites rien?
MONGODIN.
Qu'est-ce que vous voulez que je dise?
ROBERT
Que diable!... Vous êtes un homme... Montrezvous. Parlez-lui !...
LUCIENNE
^ Ali ! oui, mon oncle... je suis si malheureuse.
ROBERT
Et moi, donc I
MONGODIN.
Attendez, je me tâte! je veux savoir si j'ai du courage !
Il se lève.
ROBERT
Eh bien !
MONGODIN, se rasseyant.
Je n'en ai pas !
ROBERT
Alors! c'est moi qui parlerai... Ecoutez-moi, madame... J'aime mademoiselle Lucienne.
Monsieur, je vous prie de vous taire.
ROBERT
Non, madame, je ne me tairai pas, et...
Vous oseriez me tenir tête, à moi ? Et vous me laissez parler ainsi, monsieur Mongodin.
MONGODIN.
C'est vrai I... Vous oseriez lui tenir tête, à elle ?
A une femme que tout Alençon vénère?
MONGODIN.
Et qui a eu dans sa vie l'histoire du couteau ?
ROBERT
Le couteau!... toujours le couteau I Mais qu'estce que c'est donc, à la fin, que ce fameux couteau?
MONGODIN.
Vous ne savez pas ce que c'est que le couteau???
Il ne sait pas ce que c'est que le couteau I ! I M. Mongodin va vous lo dire,
MONGODIN.
Moi?
Racontez ! (a Lucienne.) Et vous, Lucienne, sortez!
LUCIENNE
p Encore ?
Sortez I