ACTE TROISIEME
MOXGODIN.
Rien... Continue !
BERNERET.
xih ! mon cher ! des yeux; un nez, une bouche!... et des cheveux et une taille... j'en étais presque à souhaiter un tamponnement qui l'aurait jetée dans mes bras. Je suis comme ça en chemin de fer... je la regarde, je lui souris... j'ose même lui adresser la parole.
MONGODIN.
0ht
BERNERET.
Qu'est-ce que tu as ?
MOXGODIN.
Rien... Va !... va donc !
BERNERET.
Au Mans, nous descendons... je lui offre...
MONGODIN.
Des rafraîchissements... au buffet...
BERNERET.
Tiens, comment sais-tu?
MONGODIN.
Je ne sais pas... Je devine... après?
BERNERET.
Après !... au lieu de reprendre le train de Bretagne, je monte en wagon avec elle... Elle descend à Alençon... j'y descends également... elle marche, je la suis... elle court, je cours après elle I Enfin elle entre dans une maison.
MONGODIN.
Et?
BERNERET.
Je découvre un j)otit mur... je le franchis...
MONGODIN.
Alors?...
BERNERET,
Une fenêtre s'ouvre... Elle y paraît dans un délicieux déshabillé. De sa main blanche, elle épluchait une orange avec un couteau...
MONGODIN.
Un?... Le?... (U refrardele couteau, à part.) C'était lui!
BERNERET.
J'escalade la fenêtre, je bondis... j'entre dans la chambre.
MONGODIN, terrible.
Ainsi, c'est toi !
BERNERET.
Gomment?
MONGODIN.
C'est toi, qui as fourni à une femme l'occasion d'accomplir un acte héroïque avec lequel, depuis vingt ans, elle terrorise son mari, ses amis, une ville entière.
BERNERET.
^- Mais je n'ai rien fait de mal... Je t'assure que je ^.0^ n'ai rien fait de mal.
MONGODIN.
Malheureux !... il s'en vante ! au lieu de profiter