‹ Madame Putiphar. 2. éd., conforme pour le texte et les vignettes à l'édition de 1839. PréfChapitre 17 sur 32 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Oà tout s'évanouit^ ainsi qu'après un somme

Des songes enivrants; va, le seul rédempteur

Des misères cVen bas, va, c'est le monastère,

Sa contemjilation et son austérité!

Tout n'est qu'infection et vice sur la terre :

La gloire est chose vaine, et la postérité

Une orgu£illeîise erreur, une absurde folie!-

Voudrois-tu sur ta route élever de ta main

Un monument vivace?... Hélas! le monde oublie.

Et la vie ici-bas n'a pas de lendemain.

Viens goûter avec moi la paix de la retraite;

Laisse V amour cliarnel et ses impuretés;

Romps, il est temps encor ; ton âme rC est pas faite

Pour un monde ainsi fait; de ses virginités

Sois fidèle gardien ; viens! et si la prière,

La méditation ne pouvait Vétanclier,

Alors tu descendras dans la sombre carrière

De la sage science, et tu p)Ourras pencher

Sur ses sacrés creusets ton front pâle de veilles,

Magnifier le Christ — et verser le dédain

Sur la Philosophie outrageant ses merveilles

Du haut de ses tréteaux croulants de baladin;

Tu p)Ourras, préférant V étude bien aimée

De Vart, lui rendre un culte à l'ombre de ce lieu;

Sur ce dôme et ces rjiur s, fervent Bartholomée,

Malheureux Lesueur , peindre la Bible et Dieu!..,

Le dernier corribattant, le cavalier sonore.

Le spectre froid, le gnome aux filets de pécheur..

Cest lui que je caresse et qu^en secret f honore,

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