‹ Madame Putiphar. 2. éd., conforme pour le texte et les vignettes à l'édition de 1839. PréfChapitre 18 sur 32 · C PROLOGUE · texte numérisé non relu

C PROLOGUE

Nweleur éternel^ implacable faucheur^

Cest la 7nort^ le iiéaîît!... D'une voix souterraine

Il m'appelle sans cesse : — Enfant^ descends chez moi,

Enfant, plonge en mon sein, car la douleur est reim

De la terre maudite, et Vopprobe en est roi!

Viens, redescends chez moi, viens, replonge en la fange ^

Chrysalide, éphémère, ombre, velléité!

Viens plus tôt que plus tard, sans oubli je vendange

Un par un les raisins du cep Humanité.

Avant que le pilon pesant de la souffrance

T'ait trituré le cœur, souffle sur ton flambeau;

Notre-Dame de Liesse et de la Délivrance,

Cest la mort! Clianaan promis, cest le tombeau !

Qu attends-tu? que veux-tu?... Ne crois pas au langage

Du cloître suborneur, non, plutôt, crois au mien;

Tu ne sais pas, enfant, combien le cloître engage!

Il promet le repos; ce n'est qu'un bohémien

Qui ment, qui vous engeole, et vous met dans sa nasse!

L'homme y demeure en jjroie à ses obsessions.

Sous le vent du désert il n'est pas de bonace;

Il attise à loisir le feu des passions.

Au cloître, écoute-moi, tu rHes pas plus idoine

Qu'au monde; crains ses airs de repos mensongers;

Crains les satyriasis affreux de saint Anthoine :

Crains les tentations, les remords, les dangers.

Les assauts de la chair et les chutes de l'âme.

Sous le vent du désert tes désirs flamberont ;

La solitude étreint, torture, brise ^ enflammé;

Dans des maux inouïs tes sens retomberoiif ! —

// n'est de bonheur vrai, de repos nu en la fosse:

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