Jordan
2. La marquise de Catellan, dont le nom se retrouve souvent dans cette correspondance, s'était arrachée aux habitudes élégantes d'une grande fortune pour partager avec Mmc Uécamier, pendant quelques semaines, la solitude et l'ennui du séjour de Châlons. Revenue à Paris, elle servait de centre à toutes les communicaitons avec son amie exilée.
lan aujourd'hui ; elle m'en donnera et elle me dira, j'espère, quels sont vos projets et surtout vos espérances. Je vous parlerais de mes regrets et de mon tendre intérêt s'ils avaient quelque chose de remarquable, mais je vois mes sentiments partagés par tout le monde; il semble que tous les avis se réunissent sur vous et les personnes qui vous sont les plus étrangères s'affligent de votre absence. Vous recueillez dans ce moment [e fruit de cette aimable bienveillance, de ce don du Ciel dont je vous ai si souvent parlé, qui vous accompagne partout, qui vous fera partout des partisans, des admirateurs et des amis fidèles. J'ai vu Adrien1 hier au soir, je l'ai accablé de questions, mais vous savez comme ses réponses sont peu satisfaisantes, comme il est distrait même sur les choses qui l'intéressent le plus : j'en saurai plus sur votre position en causant dix minutes avec Mme de Galellan qu'Adrien ne m'en a appris en deux heures. — J'aime Mma de Galellan de son dévouoment pour vous; savoir à ce point vous apprécier est déjà un mérite. Qui je plaindrais