SCÈNE IX
Les Mêmes. MARIANNE.
Marianne, entrant et s'arrêtant au fond.
Qu’en tends-je!
Oui, car s’il faut vous avouer jusqu'où va ma faiblesse , malgré ce qu’on m'a dit, quoique tout semble accuser Victor. . le doute s’est glissé dans mon âme... une vois secrctc me dit: c Espère, il t'aime toujours ! »
andré, à part.
Qu’il est bourrus!
Marianne , à part.
Pauv' fille !
Vous vous taisez, André; vous n'approuvez , donc pas ..
ANDRÉ
81, Madeleine; seulement, il faut prendre ; garde., ne rien dire à personne. Nous partirons I ce soir, pendant la fête.
M arianne , venant se placer entre eus.
Tu ne partiras pas, Madeleine.
ANDRE
Comment?
Pourquoi
MARIANNE
Parce que madame do Francheville n’a pas osé te dire toute la vérité.
Comment?
MARIANNE
Kn allant chez M. le curé, auquel j’ai appris | tout ce que tu m'avais confié... j ai rencontré madame de Francheville... Elle m’a dit...
Elle vous a dit comme à moi que Victor ne m'aimait plus.
MARIANNE
Elle m’a dit..,
Quoi donc?...
MARIANNB.
Qu’il était marié!
Marié! marié!... (Elle jette un cri et tomle presque évanouie dans les bras de sa tante .j Je n'ai plus qu’a mourir!
Bruit dans la coulissa.
MAnELF-INF..
akdré.
uuunik.
Mon enfant !
On entend le son de la musette et dn violon.
ANDRÉ
Remettez-vous; v'ià toute la jeunesse du village... On vient vous chercher; allons, renfoncez vite ces grosses larmes, tâchez de sourira... Prenez garde qu’on ne soupçonne rien!