‹ Madeleine drame en cinq actesChapitre 50 sur 69 · HUBERT · texte numérisé non relu

HUBERT

Mathurim !

mathurine.

Oui, monsieur, un ingrat! comme les autres... Vous ave» fait du bien à tous les habitants du villaee- . et voyes, il n'j en a pas un qui ail seulement songé à votre fêtel

LAMBERT

Encore de !a médisance!

MATtlURINR.

Non, monsieur le curé! c'est la vérité... ça m indigne!...

LaMBRRT.

Allons, je veux bien prendre cela pour un reste d’habitude... Mais parlons d'autre chose... de mon déjeuner par exemple... mcttei le couvert. MVTIIimtVtE

Joli couvert! ..un homme comme vous manger dans de l'étain !... ah ! ça me fend le cœur tonies les fois que... {*«• eu ou buffet, en tire quelques assiettes sur lesquell e elle mn des rouverts d elain ; elle va ensuite <i fa lubie et de surprise laisse tomber les assiettes.) Ah !

LAMBERT

îlicn !

mathurine.

Voyez donc, monsieur le curé, voyez donc!...

LAMBERT, souriant.

J’ai entendu... ç> me suffit...

MATHURINE

I 'laie regarde? donc sur la table

LAMBERT

Hein?... que vois-je!...

MATHl’RINR.

Vos couvert! !... vot' tirnballe !...

LAMBERT

Qui les a placés là ?

mTFIÜRINR.

Il n’est entré personne! et le couvert qui est rais! ... jusqu’à votre serviette qui est en place. ( Elle lève la serviette.) Ah!

Et elle laisse tomber la serviette.

LAMBERT

Qu’est- ce encore?

MATiiURiNR. pouvant d peine parler.

Votre tabatière... vos boucles... et votre montre!...

LAMBERT

Ma montre?

MATHURINE

Ne touchez pas à ça , monsieur... il y a de la sorcellerie là dedans !

Lambert a vu remuer las rideaux de la fenêtre. Lambert, souriant

En vérité?... Eh bien... moi je crois que les sorciers ne sont pas loin !

MATH URINE

Hein ?...*

LAMBERT

Je suis sûr qu’ils sont ici... cachés...

MATitUftixe, effrayée.

Où ça?

LAMBERT

Tiens, derrière ces rideaux... ( Il va les soulever et découvre' Thomas A Regarde...

U l’amène par l’oreille ou milieu du théâtre. THOMAS.

C’est pas moi !

on paysan, ouvrant le rideau du lit.

Ni moi!

NICOLE, montée sur le fauteuil et passant sa tête par dessus le paravent.

Ni moi!

pierre, pastant sa tête aussi.

Ni moi !

mathurINR, qui s'est retournée d chaque mot.

H y en a donc partent!

LAMBERT

Et tu me soutenais qu'il n’était entré personne. Approchez, mes enfants, et venez tous m'embrasser. . .

ambroise, élevant son pot de (leurs.

Vive monsieur le curé! vivo Pierre!

tous, sortant de leur cachette.

Vive Pierre!

Ils l’entourent et l’embrassent en lui offrant leurs

bouquets.

lambpht. ému jusqu'aux larmes.

Eh ben, Alatliurinc, d;ras-tu encore que ce sont de* ingrats? ( Il *e retourne et aperçoit Ambroise qui tient son pot de fleurs.) Et toi aussi, mon weil Ambroise.

Il l'embrasse avec effusion.

pierre , qui a remonté la scène.

Madame de Francheville.

tous, à demi-voix.

Madame de Francheville!

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