HUBERT
Mathurim !
mathurine.
Oui, monsieur, un ingrat! comme les autres... Vous ave» fait du bien à tous les habitants du villaee- . et voyes, il n'j en a pas un qui ail seulement songé à votre fêtel
LAMBERT
Encore de !a médisance!
MATtlURINR.
Non, monsieur le curé! c'est la vérité... ça m indigne!...
LaMBRRT.
Allons, je veux bien prendre cela pour un reste d’habitude... Mais parlons d'autre chose... de mon déjeuner par exemple... mcttei le couvert. MVTIIimtVtE
Joli couvert! ..un homme comme vous manger dans de l'étain !... ah ! ça me fend le cœur tonies les fois que... {*«• eu ou buffet, en tire quelques assiettes sur lesquell e elle mn des rouverts d elain ; elle va ensuite <i fa lubie et de surprise laisse tomber les assiettes.) Ah !
LAMBERT
îlicn !
mathurine.
Voyez donc, monsieur le curé, voyez donc!...
LAMBERT, souriant.
J’ai entendu... ç> me suffit...
MATHURINE
I 'laie regarde? donc sur la table
LAMBERT
Hein?... que vois-je!...
MATHl’RINR.
Vos couvert! !... vot' tirnballe !...
LAMBERT
Qui les a placés là ?
mTFIÜRINR.
Il n’est entré personne! et le couvert qui est rais! ... jusqu’à votre serviette qui est en place. ( Elle lève la serviette.) Ah!
Et elle laisse tomber la serviette.
LAMBERT
Qu’est- ce encore?
MATiiURiNR. pouvant d peine parler.
Votre tabatière... vos boucles... et votre montre!...
LAMBERT
Ma montre?
MATHURINE
Ne touchez pas à ça , monsieur... il y a de la sorcellerie là dedans !
Lambert a vu remuer las rideaux de la fenêtre. Lambert, souriant
En vérité?... Eh bien... moi je crois que les sorciers ne sont pas loin !
MATH URINE
Hein ?...*
LAMBERT
Je suis sûr qu’ils sont ici... cachés...
MATitUftixe, effrayée.
Où ça?
LAMBERT
Tiens, derrière ces rideaux... ( Il va les soulever et découvre' Thomas A Regarde...
U l’amène par l’oreille ou milieu du théâtre. THOMAS.
C’est pas moi !
on paysan, ouvrant le rideau du lit.
Ni moi!
NICOLE, montée sur le fauteuil et passant sa tête par dessus le paravent.
Ni moi!
pierre, pastant sa tête aussi.
Ni moi !
mathurINR, qui s'est retournée d chaque mot.
H y en a donc partent!
LAMBERT
Et tu me soutenais qu'il n’était entré personne. Approchez, mes enfants, et venez tous m'embrasser. . .
ambroise, élevant son pot de (leurs.
Vive monsieur le curé! vivo Pierre!
tous, sortant de leur cachette.
Vive Pierre!
Ils l’entourent et l’embrassent en lui offrant leurs
bouquets.
lambpht. ému jusqu'aux larmes.
Eh ben, Alatliurinc, d;ras-tu encore que ce sont de* ingrats? ( Il *e retourne et aperçoit Ambroise qui tient son pot de fleurs.) Et toi aussi, mon weil Ambroise.
Il l'embrasse avec effusion.
pierre , qui a remonté la scène.
Madame de Francheville.
tous, à demi-voix.
Madame de Francheville!