SCENE IV
ANDRE, putt GEORGES.
andrÉ, seul.
La fêle!,., j' sais pas!... Via que moi aussi j ai pas envie d'y aller.
Georges, entrant et apercevant André.
Ali ! j'étais bien sûr de vous trouver ici. maître André.
andré. ôtant son chapeau.
Vot serviteur, monsieur Georges... Comment, vous me cherchiez ?
GEORGES
1 Je viens de pas- or chez vous, et ne vous trouvant pa>, je me suis dirigé vers la demeure de la jolie Madeleine, où j'étais presque certain de vous i rencontrer. Ah ça , mais où est-elle donc . cette perle du pay» ?
ANDUÉ.
Dans la maison, la, avec sa tante.
GEORGES
Ah! fort bien ; je suis ai*e de vous voir seul. J'ai a vous parler. André.
ANDRE-
A moi, monsieur?
GEORGES
Oui... et j'amve franchement au fait ; vous aimez Madeleine?
andré, étonné
C’te question !
GEORGES
Voyons, réponde?
A5DRÉ.
SI je l'aime! après Dieu, je n’aime qu elle!... je u ai jamais connu ma famille, c’est pour moi une mère... une sœur, enfin tout!
Voua aimez Madeleine autrement qu’on n’aime une sœur... vous l'aimez d'amour.
andré.
Foui croyez t
GEORGES
J’en suiz sûr.
AINDRÉ.
Au fait, c’est peut-être bien possible.
GEORGES
Et, si l'on vous séparait d’elle...
andré.
Hein ! qu’est-ce que vous dites donc î
GEORGES
A son âge, et jolie comme elle, on ne manque §i d'amoureux ni d’épouseurs.
ANDRÉ
Oui, vous avez raison, tm autre que moi pourrait... Tenez, v’Ià que la jalousie me g.ilope!
GEORGES
Vous voyez donc bien que j’avais raison, André... vous êtes amoureux.
ANDRÉ
Oh! oui, je le suis, et furieusement encore... Mais pourquoi que vous me dites tout ça?
Pourquoi, André? .. parce que vous êtes un brave et digne garçon ; parce que madame deFrancheville, qui porte une vive affection à Madeleine, et qui vous veut du bien aussi, m’a chargé de vous faire connaître les généreuses intentions qui l'animent pour vous.
ANDRÉ
Pour moi ?
GEORGES
Voyons, si madame de Francbeville vous disait : André, vous aimez Madeleine; le jour de votre mariage avec elle, je vous donnerai mille écus... que répondriez-vous?
Ici deFrancheville parait au fond.
ANDRÉ
Ma foi, je dirais : Merci, madame la baronne, je prendrais Madeleine toute seule, mais les mille écus ne gâtent rien.