ACTE II, SCÈNE II
JOSEPH
Comme le sonneur.... elle vous tire le cœur parles oreilles.
ARTUmi»
C’est une véritable sirène !
JOSEPH
Une serine! mieux que ça!., une fauvette,... unerossi* gnolette!...
ARTHUR, rifUchiuant.
Oui, oui,... ce n’est pas une personne ordinaire.
JOSEPH
Tout ce qu’il y a de plus extra!. . Figurez-vous, Monsieur, qu’elle tombe ici, un beau malin; il me faut votre auberge, qu’elle dit à l’ancienne, de sa petite voix. — Mais!... que répond l’autre de sa grosse. — Combien? — Mais !... — Combien?... Ou convient de prix... elle paye, elle s’installe... et voilà!
ARTHUR
C’est singulier !
JOSEPH
N’est-ce pas?... V’ià mener les affaires rondement... Eh bien! les hommes, c’est tout de môme!... Moi, je croyais que ça serait comme avec la veuve Lerond, que je ferais tout .. et y avait plaisir à l’obliger.. Ah ! bien oui !... c’est égal, j’y fais toujours ma cour... ça ne peut pas nuire.
ARTHUR
Imbécile !
JOSEPH
Dam, Monsieur, parce que vous ne pouvez pas la souffrir, pareeque vous la rabrouez toujours, il ne faut pas croire que tout le monde la déteste comme vous;., et, en ça, vous êtes d’autant plus injuste envers Mademoiselle Madelon, qu’elle a tout plein d’attentions pour vous. Mademoiselle Madelon ; elle a choisi elle-même les morceaux de votre déjeuner, Mademoiœlle Madelon ! et ce sont les plus beaux et les meilleurs. Mademoiselle Madelon!...
ARTHUR
Vraiment ! voilà des petits soins qui se trouveront en gros sur le mémoire.
MADELON