SCENE III
Lbs mêmes» MADELON, qui est entrée un peu avant la phrase d’Arthur, portant une assiette.
MADELON, s'avançant, a Arthur.
Je ne fais pas payer mon amitié, Monsieur!
JOSEPH, à part.
C’est bien fait! elle l'a entendu.
ADTHDB, à Madelon.
Pardon, je ne voulais pas vous offenser... (Voyant tassiette qu’elle pose sur la table.) Mais, eomment, vous-même?...
MADELON
Eh! pourquoi, non? Me prenez-vous pour une demoiselle? Je ne suis que la servante des personnes qui veulent bien venir chez moi.
JOSEPH, h part.
Qu’elle est gentille !...
ARTHUR, a Madelon.
Que m’apportez-vous là ?
MADELON
Un plat de ma façon,... une petite crème.
ARTHUR
Faite par vous, ce doit être excellent!
JOSEPH, à part.
Tiens! tiens !... comme il s’apprivoise.
ARTHUR, à Madelon.
Si vous avez affaire, que je ne vous retienne pas.
MADELON
Il y a du monde pour répondre. J’aurais voulu savoir si j’ai deviné votre goût.
ARTHUR, vivement.
Oh ! j’en suis sûr. (Goûtant la crème.) Délicieux ! parfait ! je n’ai jamais rien goûté d’aussi délicat.
MADELON
Oh ! j’ai certains petits talents fort agréables,... et ces mains-là ne sont point maladroites.
ARTHUR, les yeux fixés sur les mains de Madelon.
De plus, elles sont... (A Joseph, qui regarde également les mains de Madelon.) Qu’est-ce que tu fais là ?