ACTE III, SCÈNE IV
HAOELON» feignant l’étmiion:.
Eh ! bien, quand vous ôtes entré,
A votre Voix, à votre vue,
J ai senti danfe mon âme émue ^ que nul autre eneor ne m’avait Inspiré !
t»erait-ee donc , çiej ! ma coup de sympathie !
ABTUUR.
i>ois-je laisser ici le repos de’ma vie ?
\ (Moment de tilcMc.)
üADELON, partant d*un éclat de rire.
M ! ahl la bonne comédie we noos jouons là tons les deux '
Moi, la fille toile, étourdie I Vous, l'homme froid et sérieux J Faire les amoureux .
Bien langoureux ! ■ •
‘ (D^un ton résolu.)
Quittez pour me plaire • Cet air soucieux I Car moi, je préfère Un ton plus joyeux !
Remplissons nos verres De ce bon vin vieux !
En amis sincères Trinquons ; ça vaut mieux !
ARTHUB, la regardant.
En amis !
MADELOrr.
Sineércs !
Trinquons!
ARTflOS.
Ça vaut mieux !
MADELON
Ça vaut mieux.
E.VSEMBUE.
Remplissons nos verres v . . i De ce bon vin vieux ! • i
En amis sincères Trinquons; ça vaut mieux !
HADELOIT, trinquant.
Couplets.
Tin, tin, tin, oui, trinquons.
Tin, tin, tin, sans façons !
Ce vieil usage . .
A rien n’engage ; ...
On n’est pas compromis Pour trinquer avec des amis! " ”• =■' •
Digilized by Goc^le
5* MAOfcLON. ,
Un doigt de vin ne mïait pas peur.
Mais devant l’amour ie m’arrête;
Car si le vin trouble la tête L’amour, hélas ! trouble le cœur :
- . E.VSEHBUE.
■ Tin, tin, lin, oui, trinquons, etc. ,
" ^ ‘ MAlVELOn.
Quand on voit des gens s’embrasser.
Souvent jase la médisance; . ^ ‘
Sans que personne s’en offense Nos verr’s peuvent se caresser î
CNSEMBI.C.
Tin, tin, lin, oui, trinquons, etc.
art 8 u «, trangporté.' '
Quelle galtè - <
Vive et piquante !
Elle est charmante En vérité ! -,
Par son esprit,
Qui vous enchante, >
Elle séduit,
Elle ravit !
«ADELON
Oui, la galtè Vive et piquante ,
Setilc m’enchante ■
En vérité !
A ce doux bruit,
Lorsque je chante.
Le cœur, l’esprit.
Tout est séduit!
{Arthur trmfporté emhraise Madelm.l