‹ Mademoiselle ClaironChapitre 64 sur 70 · CLAIRON. DUMESNIL · texte numérisé non relu

CLAIRON. DUMESNIL

Enfin une estampe, sans nom de dessinateur et de graveur, donne sur la même planche, avec le portrait de Dumesnil,le portrait de la Clairon, toujours d'après la médaille, mais le profil tourné à droite, au lieu d'être tourné à gauche. On lit sous le profil de la Clairon : Tout Jusqu'à l'art, chez elle, a de la vérité.

Décrivons encore une estampe allégorique, où il existe une vraie portraiture de la Clairon : l'estampe commandée par Garrick à Gravelot.

En haut d'un cadre, sur un ruban enroulé autour d'une branche de laurier, on lit :

PRC'PHÉTIE ACCOMPLIE.

Dans la tablette du bas du cadre se trouvent les quatre vers :

Tui prédit que clairon illustreroit la scène, • Et mon esprit n'a point été déçu :

Elle a couronné Melpomène, Melpomène lui rend ce qu'elle en a reçu.

Garrick.

Et tout |au bas de la planche est gravé : H. Gravelot inv. N. Le Mire sculp. A Paris chez Le Mire, rue Pavée S.-André des Arts.

L'histoire de celte grande vignette, représentant la Clairon en tragédienne et déclamant agenouillée, un coude appuyé sur les œuvres de Corneille, de Racine de Voltaire, pendant que Melpomène la couronne, cette histoire la voici :

Garrick, étant venu passer quelques jours à Paris, en 1751, pressentit le grand talent futur qu'il y avait en germe chez M''® Clairon, et de retour en France, cette année, il avait l'aimable idée de faire faire par Gravelot le dessin de sa prophétie. Toutefois le bruit fait par les gazettes autour de ces vers aurait un peu gêné le tragique anglais, qui avouait à Grimm que, ces vers, il les avait fabriqués avec l'aide d'un teinturier, dans un souper chez Clairon, et que les vers et l'estampe d'après Gravelot n'étaient qu'une

galanterie, en remerciement des prévenances de la tragédienne.

A propos de cette gravure, nous trouvons ce curieux passage dans une lettre de Monnet, du 15 juin 1765, adressée à Garrick :

« Le dessein que vous avez donné à M^'' Clairon est gravé : on le vend, et M. de Crébillon est fâché de ce que l'on a mis son père après Voltaire, c'est-à-dire au-dessous : le dernier des volumes sur laquelle j\P'® Clairon est appuyée. J'ai jeté la faute sur M. Gravelot, en lui disamt que vous faisiez trop de cas du talent de son père, pour avoir fait une erreur de cette nature '. »

Le 26" cahier de Costumes François, publié chez Esnauts et Rapilly, en 1779, à la ville de Coutances (20'' suite d^' Habillements à la mode) contient dessiné par Leclerc, gravé par Dupin, le : Vêtetnent d'Idamé dans l'Orphelin de la Chine, donné nar Sai^razin, costumier ordinaire des princes.

Ce vêtement est très curieux, parce que c'est le costume en pied, tel qu'il a été commandé et porté par M^*^ Clairon , ainsi qu'on peut s'en assurer par la coiffure et le haut du costume que

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