DU
, Quand v^^Js^
poodU Tibupc^ ^
^ Je serai i,^
ue, dit-elle eu ,X
amant ; tnais ^.^^
^ue c est moi qui\
^e, ce précieux ^.^
xixe GretcVien AêV^
— Eh bien! dit Gretchen, êtes- vous content de votre modèle ?
— Quand veux-tu publier nos.bans? répondit Tiburce.
— Je serai la femme d'un grand peintre, dit-elle en sautant au coup de son amant; mais n'oubliez pas, monsieur, que c'est moi qui ai découvert votre gé-
/?/«, ce précieux diamant, — moi, lape- ^^'^e Gretchen delà rue KipdoTç\
AMIA MARCELLA
ARRIA MARCELLA
SOUVENIR DE POMPÉl
devant une vitrine, paraissait ne ptês entendre les exclamations de ses camarades , absorbé qull était dans une contemplation profonde. Ce qu'il examinait avec tant d'attention, c'était un morceau de cendre noire coagulée portant une empreinte creuse : on eût dit un fragment de moule de statue , brisé par la fonte ; Vœil exercé d'un artiste y eût aisément reconnu la coupe d'un sein admirable et d'un flanc aussi pur de style que celui d'une statue grecque. L'on sait, et le **^**^Tftii!iijfl du voyageur vous l'indique,
rète pas ainsi des heures entières à chaque armoire, ou nous allons manquer rheure du chemin de fer, et nous ne verrons pas Pompéï aujourd'hui.
— Que regarde donc le camarade?
ajouta Fabio, qui s'était rapproché. Ah I l'empreinte trouvée dans la maison d'Arrius Diomèdes. Et il jeta sur Octavien un coup d'œil rapide et singulier.
Octavien rougit faiblement, prit le iDras de Max, et la visite s'acheva sans ^lutres incidents. En sorlaxil ^^^ %V«\^^ Mes trois amis montèrent dati^uti wyctvwA»
ei se nreni mener a la si<i«,âv,..
de fer. Le corricolo, avec ses roues rouges, son strapontin constellé de clous de cuivre, son cheval nnaigre et plein de feu, harnaché comme une mule d*ES' pagne, courant au galop sur les larges dalles de lave, est trop connu pour qu'il soit besoin d'en faire la description ici, et d'ailleurs nous n'écrivons pas des impressions de voyage sur Naples, mais le simple récit d'une aventure bizarre et peu croyable, quoique vraie.
Le chemin de fer par lequel on va à —-««-Uage^presque toujours la mer,
ÀRRIÀ MABCKLLi. 185
Les villages que Ton traverse ou que l'on côtoie, Portici, rendu célèbre par l'opéra de M. Auber, Résina, Torre del Greco, Torre dell' Annunziata, dont on aperçoit en passant les maisons à arcades et les toits en terrasses, ont, malgré rintensité du soleil et le lait de chaux méridional, quelque chose de plutonien et de ferrugineux comme Manchester et Birmingham ; la poussière y est noire, une suie impalpable s'y accroche à tout; on sent que la grande forge du Vésuve halète et fume à deux pas de là.
Les trois amis descendirent à la station de Pompéï, en riant entr'eux du mélange d'antique et de moderne que présentent naturellement à l'esprit ces mots : Station de Pompéï. Une ville grécoromaine et un débarcadère de railwayl
Ils traversèrent le champ planté de cotonniers, sur lequel voltigeaient quelques bourres blanches, qui sépare le chemin de fer de l'emplacement de la ville
bâtie en dehors des anciens rem] pour parler plus correctement, un guide les prit. Calamité qu'il est difficile de conjurer en Italie.
Il faisait une de ces heureuses journées si connues à Naples, où par Téclat du soleil et la transparence de Tair les objets prennent des couleurs qui semblent fabuleuses dans le Nord , et paraissent appartenir plutôt au monde du rêve qu'à celui de la réalité. Quiconque a vu une fois cette lumière d'or et d*azur en em- Jifttl^ fui fond de sa brume une incurable
ÀRftiÀ MARCBLLÀ. 187
crête éciméede la montagne; au premier abord, on eût pu le prendre pour un de ces nuages qui, même par les temps les plus sereins, estompent le front des pics élevés. En y regardant de plus près, on voyait de minces filets de vapeur blanche sortir du haut du mont comme des trous d'une cassolette, et se réunir ensuite en vapeur légère. Le volcan, d'humeur débonnaire ce jour-là, fumait tout tranquillement sa pipe, et sans l'exemple do Pompéï ensevelie à ses pieds, on ne l'aurait pas cru d'un caractère plus féroce que Montmartre; de l'autre côté^ de belles collines aux lignes ondulées et voluptueuses comme des hanches de femme, arrêtaient l'horizon ; et plus loin la mer, qui autrefois apportait les birèmes et les trirèmes sous les remparts de la ville, tirait sa placide barre d'azur.
L'aspect de Pompéï est des plus surprenants; ce brusque saut de dix-neuf siècles en arrière étonne même les na-
188 iRBIA NiRCBLtÀ.
tures les plus prosaïques et les moins compréhensives, deux pas vous mènent de la vie antique à la vie moderne, et du christianisme au paganisme; aussi, lorsque les trois amis virent ces rues où les formes d*une existence évanouie sont conservées intactes, éprouvèrent -ils, quelque préparés qu'ils y fussent par les livres et les dessins, une impression aussi étrange que profonde. Octavien surtout semblait frappé de stupeur et suivait machinalement le guide d'un pas de somnambule, sans écouter la nomenclature monotone et apprise par cœur que ce faquin débitait comme une leçon. Il regardait d'un œil effaré ces ornières de char creusées dans le pavage cyclopéen des rues et qui paraissent dater d*hier tant rempreinte en est fraîche ; ces inscriptions tracées en lettres rouges, d'un pinceau cursif, sur les parois des murailles : affiches de spectacle, demandes de location, formules votives, enseignes,
fdansdeux mille ans, pour
iples inconnus de Tavenir, un pan de
3 Paris retrouvé avec ses affiches et
Lcards; ces maisons aux toits effon-
issant pénétrer d'un coup d'oeil tous
^stères d'intérieur, tous ces détails
tiques que négligent les historiens et
!S civilisations emportent le secret
lies; ces fontaines à peine taries,
m surpris au milieu d'une répara-
r la catastrophe, et dont les co-
les architraves toutes taillées,
sculptées, attendent dans leur
l*oi*Âfa rin'rwr» lac nnckff« "•» — '
à boucher une fente de mur, comme poussière d'Alexandre et de César, sti In mélancolique réflexion d'Hamtet.
Fabio monta sur le thymelé du théU tragique taodis que Octavien el H grimpaient jusqu'en haut des gradins, lAil se mit à débiter avec force gestes I morceaux de poésie qui lui venaient à lËlc, au grand effroi des lézards, qui diitpersaient en frétillant de la queue en se tapissant dans les fontes des assis ruinées ; et quoique les vases d'airain de terre, destinés à répercuter les soi
L*amphithéâtre ne les surprit pas. Ils avaient vu celui de Vérone, plus vaste et aussi bien conservé, et ils connaissaient la disposition de ces arènes antiques aussi familièrement que celle des places de taureaux en Espagne, qui leur ressemblent beaucoup, moins la solidité de la construction et la beauté des matériaux.
Ils revinrent donc sur leurs pas, ga- S lièrent par un chemin de traverse de la ^^medeJa Fortune, écoutanl ôlmw^ q\«^^
nom qui lui a été donné lors de sa i verte, d'après quelques particularit ractéristiques : — la maison du Tai de bronze, la maison du Faune, la m du Vaisseau, le temple de la Fortu maison de Méléagre, la taverne Fortune à Tangle de la rue Gonsu Tacadémie de Musique, le Four ban Pharmacie, la boutique du Ghirui la Douane, Thabitation des Vestales, berge d'Albinus, les Thermopoles, et de suite jusqu'à la porte qui condui voie des Tombeaux.
main attardé, sonnant du cor devant cei porte pour se faire lever la herse, comi un page du quinzième siècle?
— Rien n'est nouveau sous le sole répondit Fabio. et cet aphorisme li même n'est pas neuf, puisqu'il a été fc mule par Salomon.
— Peut-être y a-t-il du nouveau sous lune! continua Octavien en souriant av une ironie mélancolique.
— Mon cher Octavien, dit Max, q pendant cette petite conversation s'étî arrêté devant une inscription tracée à
moins que tu ne préfères te rendre l'amphithéâtre de bonne heure, ceux-ci i couperont la gorge le matin — matuth erunt; on n'est pas plus complaisant.
En devisant de la sorte, les trois am suivaient cette voie bordée de sépulcr qui, dans nos sentiments modernes, sera une lugubre avenue pour une ville, ma qui n'offrait pas les mêmes signifîcatioi tristes pour les anciens, dont les ter beaux, au lieu d'un cadavre horrible, i contenaient qu'une pincée de cendre idée abstraite de la mort. L'art embelli sait ces dernières demeures, et» comn
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Res^insouciants compagnons du sort de ces trépassés de deux mille ans.
Ils arrivèrent ainsi à la villa d'Arrius
Diomèdes , une des habitations les plus
considérables de Pompéi. On y monte par
/?âs degrés de briques , et lorsqu*on a
^-^passé la porte flanquée de deux petites
^^^lonnes Jaf él'aies, on selrowNô ^^w^\v«va
^^3i/r semblable Au patio qui î8l\\.\^ ccciVc^
des maisons espagnoas» «^» ^ que les anciens appelaient n ou cavadium; quatorze colonnes de briques recouvertes de stuc forment, des quatre côtés, un portique ou péristyle couvert semblable au cloître des couvents, et sous lequel on pouvait circuler sans craindre la pluie. Le pavé de cette cour est une mosaïque de briques et de marbre blanc, d'un effet doux et tendre H rœil. Dans le milieu, un bassin de marbre quadrilatère, qui existe encore, rece- | vait les eaux pluviales qui dégouttaient i ^~- -^Hoitt portique. — Cela produit ua '
lang^ueurs et d'orages. Il les fit entrer is la basilique, longue galerie à jour donne de la lumière aux appartements où les visiteurs et les clients attenent que le nomenclateur les appelât ; 3s conduisit ensuite sur la terrasse de rbre blanc d'où la vue s'étend sur les dins verts et sur la mer bleue ; puis eur fit voir le nymphaeum ou salle de ns, avec ses murailles peintes en jaune, colonnes de stuc, son pavé de mosaï- 3 et sa cuve de marbre qui reçut tant corps charmants évanouis comme des hrPfi- — Ift cubiculum. où flottèrent
ir pour devenir
de province,
me creusent
si toutefois la
cette osteria
qu'on ne nous
ossiies et des
mort de Pline.
le fioileau :
ivU important,
DacaroiL.
▼allo, et
encore
le cher Ocu Octavien, ^
fêtretrouv^Y^
da Vésuve po^f^ Deaux d'or e^^ n'avait pas et^ S conversation ^^
Dt plus joli (le lestiner ici, uano »..
inium quelconque, couchés à rantique,
ervis par des esclaves , en manière de
^ucullus ou de ïrinnalcion. Il est \rai
[ue je ne vois pas beaucoup d'huttres du
ac Lucrin ; les turbots et les rougets de
l'Adriatique sont absents ; le sanglier
d'Apulie manque sur le marché; les pains
et les gâteaux au miel figurent au musée
de Napies aussi durs que des pierres à
côté de leurs moules vert-de-grisés; le
macaroni cru, saupoudré de caccia-ca-
vallo, et quoiqu'il soit détestable, vaut
•••nx que le néant. Qu'en pense
envie d'entamer une à tout hasard, un signe d'assentiment, et le groupe amical reprit, en côtoyant les remparts, le chemin de l'hôtellerie.
L'on dressa la table sous l'espèce de porche ouvert qui sert de vestibule à l'osteria, et dont les murailles, crépies à la chaux, étaient décorées de quelques croûtes qualifiées par l'hôte : Salvator Rosa, Espagnolet , cavalier Massimo et autres noms célèbres de l'école napolitaine, qu'il se crut obligé d'exalter. /
« Hôte vénérable, dit Fabio, ne déployez i
*'-"»iionpo on Tni ro l'kAT^to Mniiil.'
leurs crus: Château -Margaux, grand- Laffite retour des Indes, Sillery de Moët, Hochmeyer, Scarlat-wine, Porto et porter, aie et gingerbeer, Lacryma-Christi blanc et rouge, Capri et Falerne.
« Quoi ! tu as du vin de Falerne, animal, et tu le mets à la fin de ta nomenclature ; tu nous fais subir une litanie œnologique insupportable, dit Max en sautant à la gorge de l'hôtelier avec un mouvement de fureur comique ; mais tu nas donc pas le sentiment de la couleur locale? tu »nc indigne de vivre dans ce voisi-
venue, nuii sereine ci, «.-.
claire, à coup sûr, que le ptân Londres ; la terre avait des tons d'azur et le ciel des reflets d'argent d'une douceur inimaginable ; Tair était si tranquille que la flamme des bougies posées sur la table n'oscillait même pas.
Un jeune garçon jouant de la flûte s'approcha de la table et se tint debout, fixant ses yeux sur les trois convives, dans une attitude de bas-relief, et soufflant dans son instrument aux sons doux et mélodieux, quelqu'une de ces caïUi- Dopulaires en mode mineur dont le
— Garde'les pour toi, sï vien et Faliio, justement n'est indigeste comme le 1
La conversation entre je le cigare à la liouohc, le table, regardent un certa flacons vidés, surtout lorsi cfifiteux, ne inrile pas t u femmes. Chauun exposa dont voiai à pou [irès le rti
Fabio ne fuisiiit casque et d? la jeunesse. VolupLii il ne se pajiiit pus d'illiis:
en amour aucun préjugé.
, lui, que les entreprises difltciles, les intrigues compliquées; il cherdès résislancea à vaincre, des verà séduire, et eunduisait) l'amour ne une partie d'échecs, avec de< s médités longtemps, des eJTets susus, des surprises et des stratagèmes es de Polybe. Dans un salon, Is ne qui paraissait avoir le moins de lathie à son endroit, était celle qu'il iissait pour but de ses attaques; la
-. l'Iitit pour lui Dii
Il <i< ;.< I' ii\ : - iiiii>Lis(!r aux Amesqtii
lleil et la neige, avec des fatigues exee»ives et une ardeur que rien ne rebute, >our un maigre gibier que les trois quarts du temps ils dédaignent de manger, Max, la proie atteinte, ne s'en souciait plus, et se remettait en quête presque aussitôt.
Pour Octavien, il avouait que la réalité ne le séduisait guère, non qu'il fit des rêves de collégien tout pétris de lis et de roses comme un madrigal de Demoustier, mais il y avait autour de toute beauté trop de détails prosaïques et rebutants ; 4fi(Hrde pères radoteurs et décorés ; de
ëne dans tes étoiles.
:t folle pour tous les nins conservés par omme Faust, il avait 1 aurail voulu] que siècles apportassent les sublimes personirs et des rêves hune, invisible pour les bsiste toi^oars âitns >s. Il s'était composa . Sêmiramis, Aspasif ,
OV.JU ue marorei» a
;, 'la vue d'une épaisse chevelure
e exhumée d'un tombeau antique
t jeté dans un bizarre délire; il
essayé, au moyen de deux ou trois
is cheveux obtenus d'un gardien
t à prix d'or, et remis à une som-
lule d'une grande puissance, d'é-
T l'ombre et la forme de cette morte ;
le fluide conducteur s'était évaporé
tant d'années, et l'apparition n'a-
1 sortir de la nuit éternelle.
me Fabio l'avait deviné devant la
des Studj, l'empreinte recu^iliie
ne lui viendrait pas, et sortit de l'osteri»
à pas lents pour rafraîchir eon front et calmer sa pensée à l'air de la nuit.
Ses pieds, sans qu'il en eût conscience, le porlérenl à l'entrée par laquelle on pé- ,nèire dans la ville morte, il déplaça la barre de l)ois qui la ferme et s'eng,igea au lianard dans les décomlirex.
La lune illuminait de ea lueur blanche les maisons pâles, divisant les rues en deux tranches île lumière argentée et il'rimbr'' l.l' ■ ■ ■ niciie.avwi
sesteinK'-. < . nLiil Udé-
gradation -1- -■ iiu..-. i...ii nu r«lna^
rusque, comme une tomagyqgiwmw-^
ans l'esquisse d'un tableau, indiquait out un ensemble écroulé. Les génies acilurnes de la nuit semblaient avoir réparé la cité fossile pour quelque représentation d'une vie fantastique.
Quelquefois même Octavien crut voir se glisser de vagues foimes humaines dans Tombre ; mais elles s'évanouissaient dès qu'elles atteignaient la portion éclairée. De sourds chuchotements, une rumeur indéfinie, voltigeaient dans le silence. Notre promeneur les attribua A anaimig papillonnement de ses
rades avaient-ils eu la même idée que lui et le cherchaient-ils à travers ces ruines?
Ces formes entrevues, ces bruits indistincts de pas, était-ce Max et Fabio raai^ chant et causant, et disparus à l'angle d'un carrefour? Celte explication toute naturelle, Octavien comprenait à son trouble qu'elle n'était pas vraie et les raisonnemenls qu'il faisait là-dessus i part lui ne le cou vainquaient pas. La solitude et l'ombre s'étaient peuplées d'êtres invisibles qu'il dérangeait ; ii toinbail au milieu d'un mystère, et l'on semblait attendre-qu'il fûl parti fov
ai se sont trouvés de nuit dans <}iieiqtto
aste ruine.
En passant devant une maison quMl ivait remarquée pendant le jour et sur laquelle la lune donnait en plein, il vit, dans un état dlntégrité parfaite, un portique dont il avait cherché à rétablir l'ordonnance : quatre colonnes d'ordre dorique cannelées jusqu'à mi-hauteur, et le fût enveloppé comme d'une draperie pourpre d'une teinte de minium, soutenaient une cimaise coloriée d'ornements naiwcihromes, que le décorateur semblait
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ou bien raiguille de vingt heures e de l'éternité.
Octavien, surpi demanda g'il d( marchait dans u sérieusement pou faisait pas danseï nations; mais il S
Un changemeni dans l'atmosphë roses se mèlaicnl letles, aux lueur
dans une Pompéi vivante, jeune, in sur laquelle n'avaient pas coulé le rents de boue brûlante du Vésuve.
tin prodige inconcevable le rep< lui, Français du dix-neuvième eièc temps de Titus, non en esprit, m^ réalité, rm faisait revenir à lui, ài du passé, une ville détruite ave habitante disparus; car iin homme i l'antique venait de sortir d'une m voisine. Cet homme partait les ch' courts et lu barlie rasée, une tu decouleurbrunec
Des bruits de roues se firent entendre et un char antique, traîné par des bœufs blancs et chargé de légumes, s'engagea dans la rue. A côté de l'attelage marchait un bouvier aux jambes nues et brûlées par le soleil, aux pieds chaussés de sandales, et vêtu d'une espèce de chemise de toile bouffant à la ceinture; un chapeau de paille conique, rejeté derrière le dos et retenu au col par la mentonnière, laissait voir sa tête d'un type inconnu aujourd'hui, son front bas traversé de dures nodosités, ses cheveux crépus et noirs, son nez droit, ses yeux tranquilles
Brsonnage étrange pour lui, mais mt, dans sa placide stupidité rus- , le mot de Ténigme à de plus ha-
s paysans campaniens parurent , poussant devant eux des ânes ^és d'outrés de vin , et faisant tinter onnettes d'airain ; leur physionomie ait de celle des paysans d'aujourcomme une médaille diffère d*un
ville se peuplait graduellement ne un de ces tableaux de diorama, rd déserts, et qu'un changement
à la V^
qu'il v<x;3^ — Mal e par la co?
à se prou^ d'une ha) des fantdf car la viV avec uii ombres/ t aient i
^ . ^.»MBji c ironrpBQse de la nuit, il
t en proie à ce malaise dont les plus
ves ne se défendent pas , au milieu
circonstances inquiétantes et fantas-
les que la raison ne peut expliquer.
vague terreur s'était changée en stu-
iction profonde ; il ne pouvait douter,
a netteté de leurs perceptions, du
oignage de ses sens , et cependant ce
l voyait était parfaitement incroyable.
/lai convaincu encore, il cherchait
la constatation de petits détails réels
prouver qu'il n*était pas le jouet
5 hallucination. — Ce n'M^^* "-'*
220 LVihlk UkhCKLLk.
faire à toutes ces merveilles, sans prétendre s'en rendre compte ; il se dit que puisque en vertu d'un pouvoir mystérieux il lui était donné de vivre quelques heures dans un siècle disparu , il ne perdrait pas son temps à chercher la solution d'un problème incompréhensible, et il continua bravement sa route, en regardant à droite et à gauche ce spectacle si vieux et si nouveau pour lui. Mais à quelle époque de la vie de Pompéi était-il transporté? Une inscription d'édilité, gravée sur une muraille, lui apprit, par le nom des personnages publics, qu'on était au commencement du règne de Titus, — soit en l'an 79 de notre ère. — Une idée subite traversa l'âme d'Octavien; la femme dont il avait admiré l'empreinte au musée de Naples devait être vivante , puisque l'éruption du Vésuve dans laquelle elle avait péri eut lieu le 24 août de cette môme année ; il pouvait donc la retrouver, la voir, lui
a, 1 aspecc ae ceiie ceuuio .
des conlours divins allait peut-être se satisfaire, car rien ne devait être impossible à un amour q ni avait eu la force de faire reculer le temps, et passer deux fois la même heure dans le sablier de ré te mi té.
Pendant qu'Octavien se livrait à ces réflexions, de belles jeunes filles se rendaient aux fontaines, soutenant du bout de leurs doigts blancs des urnes en équilibre sur leur tête; des patriciens en toges blanches bordées de bande de; «ni vis de leur cortège de clients^
vais œil ; Octavien remarqua même u boutique d'amulettes dont Tétalageét chargé de cornes , de branches de cor bifurquées, et de petits Priapes en ' comme on en trouve encore à Nap aujourd'hui, pour se préserver de jettature, et il se dit qu'une superstiti durait plus qu'une religion.
En suivant le trottoir qui borde chac rue de Pompéi, et enlève ainsi aux 1 glais la confortabilité de cette inventi( Octavien se trouva face à face avec beau jeune homme, de son âge à \
>At.. A\
ses plumes, ses colliers et ses tatouages baro<| comme c'était un Jeune vé, il n'éclata pas de ri vien, et prenant en pjtî bare égaré dans cette vil il lui dit d'une voix ace
— Adoena. nahe.
Rien n'était plus uii' tant de Poinpéi,saus I empereur Titus, très auguste, s'eiprimfl.t en Octa.Tien tressaillit er l&Dgue morte dans uu<
jf ompeien ; je sais aussi j*ai fait mes études à
e moins de grec que de tavien ; je suis du pays iris, de Lutèce.
) pays. Mon aïeul a fait s Gaules sous le grand quel étrange costume aulois que j'ai vus à s habillés ainsi. »
rit de faire comprendre ien que vingt siècles epuis la conquête de la
^i^ n tf« •« r%^ ^-wa « ^k 1 ««
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Dour^ de Sai deuxié «ervirt Dne
bare, q^^J de ma cri pereur *iw^ était mort^^^ le Nazaréen eaduits de |^^ de Néron, t^^ ciel désert, d^v
tombés.
nia maison est la tienne, uit ic jv.v...w homme ; à moins que tu ne préfères la liberté de la taverne : on est bien à Tauberge d'Albinus, près de la porte du faubourg d'Augustus Félix, et à l'hôtellerie de Sarinus, fils de Publius, près de la deuxième tour; mais si tu veux, je te servirai de guide dans cette ville inconnue pour toi ; — tu me plais, jeune barbare, quoique tu aies essayé de te jouer de ma crédulité en prétendant que l'empereur Titus, qui règne aujourd'hui, était mort depuis deux mille ans, et que iftljasaréen, dont les infâmes sectateurs,
tomime. Suis-moi, c'est bientôt ITieure; je te ferai placer au banc des hôtes et des étrangers. »
Et Rufus Holconius se dirigea du côté du petit théâtre comique que les trois amis avaient visité dans la journée.
Le Français et le citoyen de Pompéi prirent les rues de la Fontaine d'Abondance, des Théâtres, longèrent le collège et le temple dlsis, Tatelier du statuaire, et entrèrent dans TOdéon ou théâtre comique par un vomitoire latéral. Grâce ij la recommandation d'Holconius, Octaj vien fut placé près du proscenium, uf
minés de chaque côté par une patte de lion sculptée en lave du Vésuve, partaient en s'élargissant d'un espace vide correspondant à notre parterre, mais beaucoup plus restreint, et pavé d'une mosaïque de marbres grecs; un gradin plus large formait, de distance en distance, une zone distinctive, et quatre escaliers correspondant aux vomitoires et montant de la base au som met de l'amphithéâtre, le divisaient ei cinq coins plus larges du haut que & bas. Les spectateurs, munis de leut ^sûilJBUtant en petites lames (X
voit. V^ tfttfte î*'
^.itrô
^ixs-, tous
siauereni aans jeur trioune, et le urologue parut \êtu grotesquement et la tête coiffée d'un masque dififorme, adapté comme un casque.
Le Prologue, après avoir salué l'assistance et demandé les applaudissements, commença une argumentation boufifonne. « Les vieilles pièces, disait-il, étaient comme le vin qui gagne avec les années, et /aCa^tna, chère aux vieillards, ne devait pas moins l'être aux jeunes gens; tous pouvaient y prendre plaisir :
les uns parce qu'ils la connaissaient, les autres parce qu'ils ne la connaissaient
[jt'uuvt; que ja. burpnse eiiiraii
de chose dans le plaisir que les anciens prenaient au théâtre; il raconta comment le vieillard Stalino, amoureux de sa belle esclave Gasina, veut la marier à son fermier Olympio, époux complaisant qu'il remplacera dans la nuit des noces; et comment Lycostrata, la femme de Stalino, pour contrecarrer l<a luxure de son vicieux mari, veut unir Casina à l'écuyer Chalinus, dans l'idée de favoriser les amours de son iils; enfin la manière dont Stalino, mystifié, prend un jeune esclave déguisé pour Casina, qui,
■•a^rknniiû liKno ûf Aa nniecanna inrr<&niio
Diantes; la matrone, le \t;iuo ».»*»-«,
revêche et dédaigneux, se carrait dans son importance et querellait son mari, au . grand amusement de la salle. — Tous ces personnages entraient et sortaient par trois portes pratiquées dans le mur de fond et communiquant au foyei des acteurs. — La maison de Staline occupait un coin du théâtre, et celle d( son vieil arpi Alcésimus lui faisait face Ces décorations , quoique très biei peintes, étaient plutôt représentatives d ridée d'un lieu que du lieu lui-mêm< eomine iw coulisses vagues du théâti
plus. —
Dans la travée des femmes, il venait d'apercevoir une créature d'une beauté merveilleuse. A dater de ce moment, les charmants visages qui avaient attiré son œil s'éclipsèrent comme les étoiles devant Phœbé; tout s'évanouit, tout disparut comme dans un songe; un brouillard estompa les gradins fourmillants de monde, et la voix criarde des acteurs semblait se perdre dans un éloignement infini.
vua«aî4reçu au cœur comme unecom-
pre enllammée contre [a blancheur Iran quille du masque; son col présentail ce belles lignes pures qu'on ne retrouve .
présent que ^ans les statues. Ses bra étaient nus jusqu'à l'épaule, et de 1. pointe de ses seins orgueilleux, souievan sa tunique d'un rose mauve, partalen deux plis qu'on aurait pu croire fouillé dans le marbre par Phidias ou Cleo mène.
La vue de celte goi^e d'un contour e correct, d'une coujic si pure, troub!.
magnÉliquemcrit Octavien ; il lui sembl, que ces rondeurs s'adoptaieut parfaite
quel prodige la voyait-il vivante, assistant à la représentation de la Casina de Plante? Il ne chercha pas à se l'expliquer; d'ailleurs, comment était-il là laimême? Il accepta sa présence comme dans le rêve on admet l'intervention de personnes mortes depuis longtemps et qui agissent pou i^ant avec les appare;ices de la vie; d'ailleurs son émotion ne lui permettait aucun raisonnement. Pour lui, la roue du temps était sortie de son ornière, et son désir vainqueur choisissait sa place parmi les siècles écoulés! Il se/ trouvait face à face avec sa chimèrCt/
„ ^.vy UAVICD9C aUpiCUlC) 11
ntit s'évanouir comme des ombres léres les souvenirs de toutes les femmes l'il avait cru aimer, et son àme redenir vierge de toute émotion antérieure.
*, passé disparut.
Cependant la belle Pompéienne, le
enton appuyé sur la paume de la main,
içait sur Octavien, tout en ayant Tair
s'occuper de la scène, leregard velouté
ses yeux nocturnes, et ce regard lui
'ivait lourd et brûlant comme un jet
plomb fondu. Puis elle se pencha vers
*eille d'une Hlle assise à son côté.
jr-'
Diomèdes. Ma maltresse vous aime, suivez-moi. »
Arrla Marcella venait de monter dans sa litière portée par quatre forts esclaves syriens nus jusqu'à la ceinture, et faisant miroiter au soleil leurs torses de bronze.
Le rideau de la litière s'entr'ouvrit, et une main pâle, étoilée de bagues, lit un signe amical à Octavien, comme pour confirmer les paroles de la suivante. Le pli de pourpre retomba, et la litière s'éloigna au pas cadencé des esclaves. '
Tyché fît passer Octavien par des cheJ mins détournés, coupant les rues en po^
««w«/v>uveri9, Cl. 4U1 lui
!nt en conséquence complètement inus. Cette circonstance étrange parmi d'autres ne Tétonna pas. Il était déà ne s'étonner de rien. Dans toute î fantasmagorie archaïque, qui eût devenir un antiquaire fou de bon- \ il ne voyait plus que l'œil noir et Dnd d'Arria Marcella et cette gorge rbe victorieuse des siècles, et que la uction même a voulu conserver, arrivèrent à une porte dérobée, qui rit et se ferma aussitôt, et Octavien »uva dans une cour entouréft ^
Des panneaux de fresqtf e tèpnmmm
des architectures capricieuses ou d paysages de fantaisie décoraient les m railles. Octavien vit tous ces détails d*i coup d^œil rapide, car Tyché le rem aux mains des esclaves baigneurs q firent subir à son impatience toutes I recher<%es des thermes antiques. Apr avoir passé par les différents degrés chaleur vaporisée, supporté le râcloir « strigillaire, senti ruisseler sur lui 1 cosmétiques et les huiles parfumées, fut revêtu d'une tunique blanche, et
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lièvres et d'oiseaux se jouant parmi feuillages régnait au-dessus d'un reement de marbre cipolin ; la mosaïque pavé, travail merveilleux dû peut-être osimus de Pergame, représentait des iefs de festin exécutés avec un art qui >ait illusion.
lu fond de la salle, sur un biclinium lit à deux places, était accoudée Arria rcella dans une pose voluptueuse et nne qui rappelait la femme couchée *hidias sur le fronton du Parthénon ; haussures, brodées de perles, giaaiaat
l'une grecque noire ; une baiide- >ire ei or passait et luisait par Uns ses cheveux d'ëbène, car elle bangé de costume en revenant du >; et autour de Eon bras, comme autour du bras de Gléopàtrc, un t d'or, aui yeux de pierreries, liait à plusieurs reprises et cher- . se mordre la queue, petite table à pieds de grilTons, tée de nacre, d'argent et d'ivoire, ressëe près du lit à deux places, « de différents mets servis dans ats d'at^ent et d'or ou de terre ie de peintures précieuHS. On y un oiseau du Phase couché dans urnes, cl divers Iruila que leurs
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oiiaieni le élaient pion de neige.
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s'en détachent peuplent l'infini. Paris continue d'enlever Hélène dans une région inconnue de l'espace. La galère de Cléopâtre gonfle ses voiles de soie sur l'azur d'un Gydnus idéal. Quelques esprits passionnés et puissants ont pu amener à eux des siècles écoulés en apparence, et faire revivre des personnages morts pour tous. Faust a eu pour maîtresse la fille de Tyndare, et l'a conduite à son château gothique, du fond des abîmes mystérieux de l'Hadès. Octavien venait de vivre un jour sous le règne de Titus et de se faire aimer d'Arria Marcella, fille d'Arrius Diomèdes, couchée en ce moment près de lui sur un lit antique dans une ville détruite pour tout le
qui m*entrainait vers ses au fond des siècles comme des étoiles provocatrices, je comprenais que je n'aimerais jamais que hors du temps et de l'espace. C'était toi que j'attendais, et ce frêle vestige conservé par la curiosité des hommes m'a par son secret magnétisme mis en rapport avec ton âme. Je ne sais si tu es un rêve ou une réalité, un fantôme ou une femme, si comme Ixion je serre un nuage sur ma poitrine abusée, si je suis le jouet d'un vil prestige de sorcellerie, mais ce que je sais bien, c'est que tu seras mon premier et mon derniei amour. j
*Éros, fils d'Aphrodite, entendr
, - jci cfOCfe son cœur Octavien
tait s'élever et s'abaisser ce beau i dont le matin même il admirait le ule à .travers la vitre d'une armoire musée; la fraîcheur de cette belle ir le pénétrait à travers sa tunique e faisait brûler. La bandelette or et re s'était détachée de la tête d'Arria sionnément renversée, et ses cheveux épandaient comme un fleuve noir sur iller bleu.
s esclaves avaient emporté la table.
i*entendit plus qu'un bruit confus de rs et de soupirs. Les raî"'*'' '
était séparée en Geu.v ^ celle des Nazaréens, son visage sillonné par la fatigue des macérations : une petite croix de bois noir pendait à son col et ne laissait aucun doute sur sa croyance : il appartenait à la secte, toute récente alors, des disciples du Christ.
A son aspect, Arria Marcella, éperdue de confusion, cacha sa figure sous un pli de son manteau, comme un oiseau qui met la tète sous son aile en face d'un ennemi qu'il ne peut éviter, pour s'épar- / gner au moins l'horreur de le voir ; tandis qu'Octavien, appuyé sur son couder/ ^^Aoanlait avec fixité le personnage f^
leur sphère, ta cendre n'est donc pas encore refroidie depuis Je jour où tu mourus sans repentir sous la pluie de fe^ du volcan ? Deux mille ans de mort ne t'ont donc pas calmée, et tes bras voraces attirent sur ta poitrine de marbre, vide de cœur, les pauvres insensés enivrés par tes philtres.
— Arrius, grâce, mon père, ne m'accablez pas, au nom de cette religion morose qui ne fut jamais la mienne ; moi, je crois à nos anciens dieux qui aimaient la vie, la jeunesse, la
Jeune chrétien, abandonne qui te semblerait plus hideuse qu'Empouse et PhorkyaSf si tu la pouvais voir telle qu'elle est. »
Octavien, pâle, glacé d'horreur, voulut parler ; mais sa voix resta attachée à son gosier, selon l'expression virgilienne.
« M'obéiras-tUjArria? s'écria impérieusement le grand vieillard.
— Non, jamais,» répondit Arria, les yeux étincelants, les narines dilatées, les lèvres frémissantes, en entourant le / corps d'Octavien de ses beaux bras de.i statue, froids, durs et rigides comme le./ marbre. Sa beauté furieuse, exaspérée^ ravonnait avec un éclat sur-tf
von pleii mule d'ew d'Arria Jet noir (lu "•on 1er.
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la maison d'Arrius Diomèdes. *^^ —
Il poussa un cri terrible et perdit connaissance.
Le vieillard avait disparu. Le soleil se levaitf et la salle ornée tout à Theure avec tant d*éclat n'était plus qu'une ruine démantelée.
Après avoir dormi d'un sommeil appesanti par les libations de la veille, Max et Fabio se réveillèrent en sursaut, et leur premier soin fut d'appeler leur compagnon, dont la chambre était voisine de de ces cris de ralliement
heure pour dissiper le la fraîcheur matinale,
— Pourtant il n'avai Hax par manière île r^ me semble assez éira recherche. »
Le denx amis, aidés coururent toutes les placée et ruelles de I dans toutes les maisor supposèrent qu'Octavie cupé à copier une pein
évanoui sur lamosaîq petitechambreidemi^ beaucoup de peine à le et quand il eut reprit
La petite bande retoui u» ^ , le chemin de fer, comme elle était vl et le boir, dans leur loge, à San Carlo, Max et Fabio regardaient à grand renfort de jumelles sautiller dans un ballet, sur les traces d'Amalia Ferraris, la danseuse alors en vogue, un essaim de nymphes cullotées, sous leurs jupes de gaze, d'un affreux caleçon vert monstre qui les faisait ressembler à des grenouilles piquées de la tarentule. Octavien, pâle, les yeux troubles, le maintien accablé, ne paraissait pas se douter de ce qui se
--**• «uiUa scène, tant, après les mer-
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triste dénouement de sa bonne fortune fantastique n'en détruisait pas le charme.
N'y pouvant plus tenir, il retourna secrètement à Pompéi et se promena, comme la première fois, dans les ruines au clair de lune, le cœur palpitant d'un espoir insensé, mais rhallucination ne se renouvela pas; il ne vit que des lézards fuyant sur les pierres ; il n'entendit que des piaulements d'oiseaux de nuit effrayés; il ne rencontra plus son ami Rufus Holconius ; Tyché ne vint pas lui mettre sa main fluette sur le bras; Arria Marcella resta obstinément dans la poussière.
En désespoir de cause, Octavien s'est marié dernièrement à une jeune et charmante Anglaise, qui est folle de lui. Il est parfait pour sa femme : cependant EUen, avec cet instinct du cœur que rien ne trompe, sent que son mari est amoureux d'une autre; mais de qui? C'est ce que l'espionnage le plus actif n'a pu lui apprendre. Octavien n'entretient pas de
n te ries banales ; fi'oidemenl aui princesse russe, t sa coquetiei'ie.
eniiant l'absence i auciioe preuve is d'Elleii. Mais s'aviser d'être Ile d'Arrius Dio-