U!VE LUTTE EN FAMILLE
Rien n'est difficile comme de concevoir ce qu'en n« veut pas comprendre.
{Sagess& des Orientaux).
Peu après que mademoiselle de Rohan eût reçu la lettre du comte de Chabot, un gentilhomme lui en apporta une autre de la part de la duchesse douairière.
« Mademoiselle ma fille, V Nous sommes clans un temps d'épreuves; « on poursuit sur nous les services que votre « illustre père a rendus à notre sainte reli-
« gion; mais, comme dit le Psalmiste:
C'est de toi , Dieu très haut , De qui attendre faut Vrai secours et défense.
«Car, en effets si les hommes nous^ man- « quent, Dieu ne nous délaissera pas.
« Monsieur a, hier au soir, soutenu une « forte attaque de la part de lo reine; on vous « a même calomniée dans l'intérêt de l'injus- « tice; calomniée, entendez-vous, mademoi- « selle ma fille. Venez me trouver, toute af- « faire cessante; je me flatte que l'audace de « monsieur le prince vous fera partager « l'indignation que je ressens de ses insi- « nualions.
a Je vous salue et vous donne ma béné-
« diction.
« Votre bonne mère,
a Marguerite de Sullv, duchesse de Hoiian. »
Un fil de soie Hait la lettre cachetée d'un double écusson; celui de gauche portait parti : 1° de Sully et azur au lion cTor, le champ semé de mollettes de même; 2° de Courtenay (Por aux deux besans de gueules; celui de droite de Rohan d'or aux neufmacles de gueules^ et sur la suscription, il y avait:
« A mademoiselle ma fille , madame la duchesse de Rohan , princesse de Léon , en son hôtel , Place-Royale, à Paris. »
Les sensations que cette lettre causa à la jeune duchesse fiarent bien opposées à celles que lui avait fait éprouver l'épître de monsieur de Chabot. La marquise de Pienne le devina à la seule inspection de la physionomie de sa belle parente.
«Voici, dit-elle, le contre-poison de ces douceurs, w
Et en s'exprimant ainsi, elle montra du doigt la lettre du comte , posée sur une table voisine.
« Oui, répondit la duchesse consternée.
tout tourne contre moi ; ma mère me commande d'aller chez elle et se plaint que monsieur le prince me calomnie. Aurait-il dit ce qu'il faut encore cacher ?
« — Son altesse sérénissime ne manque pas de prudence, et elle n'aura parlé qu'à propos. Votre mère s'explique-t-elle complètement?
« — Voyez.» Et la duchesse remit la lettre dans les mains de la marquise, qui en prit une lecture rapide.
« Tout cela , dit-elle ensuite , est bien confus, ou votre mère est bien réservée. Vous devez aller chez elle en prenant garde à vos paroles et à vous maintenir contre tout ce qu'on emploiera pour vous défendre.
« — Le triste rôle! qu'il est pénible!
« — Vous n'êtes plus la maîtresse de pouvoir ne pas le jouer à votre volonté. Pour ^ ceci, il aurait fallu vous y prendre beaucoup à l'avance, vous défier de votre coeur, et plus encore du mérite de mon cousin de Chabot. »
La duchesse soupira et se demanda à ellemême comment elle pourrait faire pour soutenir la lutte avec sa mère; elle implora le soutien de son amour. Ses femmes entrèrent; on l'habilla. Ce n'était pas d'usage, à cette époque, qu'une fille mariée ou indépendante allât chez ses parens en négligé; le cérémonial indiquait, au contraire, une parure soignée. On mit à la duchesse une robe de satin des Indes à fond rose et glacée d'argent, un corps de jupe non moins riche, la queue traînante, et le tout garni de dentelles. La fraise à la Médicis commençait à passer de mode; on y suppléait par des c oie ts montes ^ qui faisaient à peu près le même effet.
Un collier, des bracelets^ des pendans d'oreilles d'émeraudes entourées de diamans, une agraffe de même, à laquelle était suspendue une montre d'or émaiilée, semée de brillans, la chaîne pareille complétaient la parure de la duchesse Marguerite, coiffée seulement avec ses cheveux, attachés par des
épingles à tête d'émeraudes et de diamans: c'était de la magnificence et une pompe toute naturelle , et dont maintenant on ne s'accommoderait point.
Pendant ce temps, on disposait dans la cour son carrosse de corps et celui de suite; ses écuyers, ses pages, en uniforme élégant, étaient prêts à monter à cheval, la livrée garnissait le derrière des voitures, et les chevaux, harnachés d'une manière digne du reste, frappaient la terre avec impatience et agitaient orgueilleusement leur léte empanachée.
Au moment de partir, un nouvel embarras s'offrit à la duchesse. Elle savait combien mademoiselle de Polduc était peu agréable à la douairière, et d'une autre part et vu l'occurrence, convenait-il ce jour-là de se faire accompagner par IMarie de Chabot? ne serait-ce pas exposer cette dernière à quelque scène désagréable, si malheureusement le nom de son frère était prononcé? Il fallait
pourtant se décider. La duchesse confia son incertitude à madame de Pienne.
« Bon , répondit-elle, tranchez le nœud gordien : ne prenez avec vous ni Tune, ni l'aulre. Mademoiselle de Mersan,qui pourrait les remplacer, est sortie, dites-vous; je vous offre de remplir son office; ma présence d'ailleurs vous sera peut-être utile: mes rapports avec le Luxembourg ne feront pas
présumer à votre mère que je sois passée
dans le camp ennemi, n
Cette oifre était trop agréable à mademoiselle de Rohan pour qu'elle ne m.ît pas à l'accepter autant de reconnaissance que do joie.
rt Vous me rendez la vie^ dit-elle; je me sentirai doublement forte, par cela seul que je vous saurai auprès de moi. »
Tout étant prêt, il n'y eut plus qu'à partir. Le chevalier de Rersan donna le bras à madame de Pienne par l'ordre de la duchesse, et le jeune Charles de Merval gentilhomme
Id4 tJNE LUTTE
de bonne maison et page chez cette damé, reçut l'honneur insigne de conduire jusqu'au carrosse mademoiselle de Rohan.
Celle-ci. pendant toute la route, ne quitta pas les mains de la marquise, dont elle s'était d'abord emparée , et la marquise ne cessa de l'exhorter à prendre une portion de l'énergie dont son père n'avait jamais fait faufe.
« Votre crime, poursuivit-elle à la suite d'un long propos, est de nature à rencontrer force indulgence, ailleurs que chez madame de Ptohan. Le comte de Chabot porte avec soi l'excuse d'une faiblesse dont il est l'objet, et au dépit que nombre de femmes témoigneront à la découverte de ses senlimens pour vous, les hommes s'apercevront de l'excellence de votre choix.
« — Dieu le veuille! répondit la duchesse.
« — Dieu le voudra sans doute, puisque déjà il a permis votre amour. C'est à vous vertu que d'abandonner toute vue d'orgueil ot d'ambition humaine dans le mariage
En famille. 155
que vous nouerez. Cette générosité doit plaire au ciel; il vous en réserve la récompense. »
Ce fut au moyen d'une conversation pareille que la marquise soutint mademoiselle de Rohan contre sa propre frayeur. On arriva enfin à l'hôtel de la douairière , et ici , l'amante de monsieur de Chabot sentit son cœur défaillir et ses forces l'abandonner.
« Oh! ne me quittez pas, dit-elle à la marquise; que deviendrais-je, si votre secours me manquait? »
On entra; on monta le grand escalier; on parcourut les salles précédant la chambre à coucher de l'illustre veuve. Celle-ci manifesta de la surprise à la vue de la compagne de sa fille, et madame de Pienne, qui s'en aperçut :
« Je viens, dit-elle, non par l'effet de mon importunité , mais pour aider à l'obéissance de la duchesse Marguerite. Mademoiselle de Mersan n'était point au logis; mademoiselle dePolducest toujours malade quand il s'agit
de venir dans le votre, et pour cette fois, ma cousine de Chabot l'est en réalité. Je me suis déterminée à prendre sa place, et je pense que vous ne m'en saurez pas mauvais gré. »
Lors même que la chose eût déplu à la douairière, sa politesse exquise lui aurait interdit de le manifester; mais ce qu'avait prévu la marquise était véritable. Madame de Rohan, persuadée qu'unehabituée du Luxembourg ferait cause commune avec Monsieur, trouva heureux, au contraire, qu'elle fût là au lieu et place d'une petite fille insignifiante; aussi répondit-elle :
« Non, madame, vous n'êtes pas de trop en ce moment ; outre des rapports que des alliances très honorables ont mis entre votre famille et notre maison, il existe des sympathies d'amitié et de vues politiques qui nous attachent réciproquement; la chose, d'ailleurs, que j'ai à traiter avec mademoiselle de RoUan va être publique, si déjà elle ne l'est
pas, et vos bons avis nous seront nécessaires; je vous prie donc de demeurer. Vous savez peut-être, poursuivit la douairière, que j'ai arrangé le mariage de mademoiselle ma fille avec monsieur le prince de vSavoie.
a — Oui, madame; j'en dois la communication à la confiance de la duchesse Marguerite et puis à vous-même.
« — Et que vous en semble?
« — Que le rang, la fortune, les convenances sociales y sont réunies à souhait. »
En s'exprimant ainsi , madame de Pienne rendait hommage à la vérité, sans pour cela faire connaître son opinion intime. Madame de Rohan, loin de soupçonner que cette dernière fût en dissidence avec Taffirmatio:! verbale, s'en contenta.
a Eh bien! madame, reprit-elle, monsieur le cardinal s'en épouvante; il en a fait peur à la reine, et on voit là-dedans un grand avantage pour monsieur le duc d'Orléans.
« — En effet, un tel renfort ne lui nuira pas, répliqua en souriant la marquise.
« — C'est ce que nos amis peuvent penser et ce qu'ils ne doivent pas avouer tout haut, dit la douairière avec sécheresse.
« — Aussi somraes-nous seules, madame.
a — La reine m'a fait connaître ses exigences; je me suis maintenue dan3 mon droit. Monsieur est venu à l'aide d'une veuve opprimée et s'est prononcé, a parlé ferme, et allait l'emporter, lorsqu'un incident inexplicable est venu compliquer la situation. Monsieur le prince, en vrai foudre de guerre et qu'un mot imprudent lâché ne tourmente point, a tout à coup dit à Monsieur qu'avant de forcer la reine à donner son consentement au mariage en question, il fallait s'assurer s'il était convenable à la duchesse Marguerite de Rohan ; et lorsque 3Ionsieur, surpris de ce propos, lui en a demandé l'explication, monsieur le prince, avec une légèreté que le respect que je lui porte m'empêche de qualifier
EN FAMILLE. ISq
plus sévèrement, a répondu par la citation indécente de deux vers connus de ce roi dé» bauché et persécuteur qui a failli perdre la France à la bataille de Pavie, et ces vers sont un outrage direct à mademoiselle ma fille. »
Dans toute autre situation , la duchesse Marguerite aurait demandé à connaître ces vers à l'aide desquels monsieur le prince l'aurait insultée; mais alors se connaissant coupable, elle se montra sans curiosité. La douairière, surprise de son indifférence, se tourna vers elle, et continuant:
w Oui, à entendre monsieur le prince, vous vous repentiriez d'un engagement pris en ma présence, en celle de messieurs de Sully, de Bouillon , de La Force et de Lamotlie-Houdancourt ; que dis-je ? il a fait sous-entendre plus encore : vous auriez une inclination cachée, que votre mère ne connaîtrait pas. Ce sont, je le sais, jeux de prince, méchant badinage, à l'aide duquel, en courtisan consommé, il a voulu venir à
l'aide de la reine et embarrasser Monsieur; mais il n'est pas moins vrai qu'il nous a fait une offense et qu'il importe de lui donner un démenti éclatant. Cela vous regarde, duchesse Marguerite, et j'attends de vous cet acte de condescendance et de fermeté. »
Plus la douairière avançait dans son discours, moins mademoiselle de Rohan se sentait de l'énergie: le mom^-nt de la lutte arrivé la retrouvait avectoute sa faiblesse, si convenable devant sa mère; l'idée de contre carrer celle-ci dans sa volonté, et surtout de lui apprendre le choix qu'elle avait fait, anéantissait son courage; éperdue, tremblante, oppressée, n'osant parler , craignant de se taire, elle haletait, baissait les yeux et ne disait mot.
Madame de Pienne, inquiète de la voir dans cet état et s'apercevant que madame de Rohan en prenait de l'ombrage, crut convenable d'intervenir, et s'emparant de la réplique :
« Ma chère duchesse , dit-elle à mademoiselle de Rohan, je conçois que les propos inconvenans de monsieur le prince vous troublent , mais enfin , vous devez être audessus de telles allégations ; peut-être que si vous les releviez avec trop de hauteur , il en résulterait du désagrément pour vos proches; mais cependant il convient d'agir. On vous place dans une position difficile; faites un effort , souvenez-vous qui vous êtes , et avec un peu de fermeté, vous conduirez tout à bien. »
Ce discours à double sens devait plaire à la douairière, et en même temps, être reçu par mademoiselle de Rohan comme indicateur de sa conduite ultérieure : il remplit ce double but. Madame de Rohan en témoigna sa satisfaction par un de ces sourires si peu communs sur sa physionomie austère, et sa fille lui emprunta une sorte de force qu'elle fit soutenir par son désespoir.
a J'ignore, dit-elle alors , ce qu'il faut que
je fasse ; me convient-il de sortir de l'obscurité de ma vie pour altaqiier avec éclat monsieur le prince, dont peut-être aussi on dénature le propos? Je crois que ce sont choses sans importance, qui tombent d'ellesmêmes et n'ont de valeur que celle qu'on leur accorde en s'en occupant trop.
« — J'avoue , répliqua madame de Rohan , que ces phrases ne contentaient guèr*e , que je n'ai pas cru vous proposer d'attaquer en champ clos par un chevalier, votre avoué, monsieur le prince, ni non plus l'assigner en réparation au parlement , la cour des pairs convoquée ; mais je pensais que la cérémonie solennelle de vos fiançailles , où monsieur le prince serait invité , le confondrait suffisamment et le réduirait au silence.
« — Quoi ! déjà , madame ? ne put se retenir de dire mademoiselle de Rohan avec une émotion visible; quoi! déjà me lier sans retour? c'est une impatience que je n'ai pas.
« — Prenez garde, en agissant ainsi, de
EN FAMILLE. i^
ne donner sur vous de justes prises à la calomnie : elle ne ménage rien ; elte a même dit que , hier, vous avez reçu la visite de monsieur le prince , et lorsqu'il a prétendu dénier votre parole engagée au prince Louis, il sortait de chez vous. »
Ceci confondit la duchesse Marguerite; elle baissa la tête de nouveau. Sa mère n'augura rien de bon de ce mouvement, et se tournant vers la marquise :
« Vous qui êtes si avant dans l'intimité de mademoiselle j ne sauriez-vous rien de ce qui s'est agité dans la visite que monsieur de Condé a rendue à l'hôtel de Rohan ?
« — J'étais présente , madame , répliqua la marquise, et monsieur de Chabot est venu avec son altesse. »
La douairière parut satisfaite de ce qu'on lui apprenait; combien, au contraire, aurait-elle été indignée si on lui avait tout dit !
«Voilà, répliqua-t-elle , une circonstance heuiease : deux témoins non suspects affir-
rneront sur quel texte îes propos ont roulé... N'importe, il faut mieux que cela pour réduire nos ennemis ausilence; nous en avons bon nombre, car nous sommes hauts placés. Il faut que ma fille franchisse le pas et qu'elle soit fiancée le plus tôt possible, demain , après-demain.
« — Ah! madame, répondit mademoiselle de Rohan, votre impatience me désole; je vous demande un mois... ou tout au moins deux semaines.
« — Je ne vous les accorderai pas.
« ■ — Voulez- vous lutter contre la reine?
« — Je veux user de mon droit de mère.La reine a , sans doute , une grande puissance, mais il a plus haut qu'elle, et si nous implorons la protection du Seigneur, nous serons à l'abri de toute infortune. Dans mes malheurs, j'y ai toujours eu recours, et certes en mille circonstances, j'ai pu vérifier ces
paroles, que nous chantons dans nos saintes églises réformées : .oL
Qui en la garde du haut Dieu ■ ^ , . , . Pour jamais retire,
En umbre bonne et lort lieu Retiré se peut dire.
« — La confiance en lui ne m'abandonne pas, dit la duchesse Marguerite ; mais faut-il le contraindre à intervenir pour nous? J souhaiterais avoir du temps pour me reconnaître.
a — -Je crains que vous n'en ayez que trop eu. ,^
« — Madame!^. .. La parole expira sur les lèvres de mademoiselle de Rohan, et cette fois encore , la marquise vint à son secours.
« — Avant tout, dit-elle, il conviendrait de s'entendre. Monsieur de Savoie a, dans le duc d'Orléans, un ami chaud ; il l'emploiera, sans doute. Qu'il vienne vers la duchesse Marguerite: une explication aura lieuj elle conciliera tout. »
M.i Mademoiselle de Rohan, agitée, interrogeai son amie par un regard qui lui disait: je ne vous conçois pas. Madame de Pienne lui répondit au moyen d'un sourire railleur, où l'on pouvait lire : c'est que vous manquez d'aplomb et de manège.
"'La douairière, saisissant cette avance, qiii lui con\ThaitV repartit : ^'^
« Le prince Louis a cette réserve délicate d'un homme de son rang et de sa vertu; il a craint de voir ma fille chez elle depuis qu'elle lui est promise. J'aurai soin de le prévenir que mademoiselle de Rohanle recevra. «i'^'«^iLi Alors, reprit la tnarquise, il leur sera îà'ciîe dé s'entendre, et de cette entrevue hàîtrîlfiin bien-être positif. » ' '^^^ ^*' La duchesse 3Iarguerite, peri^ht la c(»ntinuité do ce colloque, s\ittacha à méditer sur l'intention de madame de Pienne, et elle lui fut révélée par son esprit, lorsqu'elle voulut l'interroger préférablement à son cœur; elle vit qu'on lui ménageait une fâci-
EN FAUILLE.^ 1^7
lité de se dégager envers le prince , et force lui fut de s'avouer que ceci valait mieux que de s'attacher à contredire en face de sa mère. Cependant il y avait là-dedans tant de choses délicates, il pouvait en ressortir de tels désagrémens , qu'après avoir applaudi à cette tournure , elle retomba dans son incertitude première.
Madame de Rohan , revenue , grâce à l'adresse de la marquise, de l'éclair de soupçon dont son entendement avait été éclairé, prit de la confiance et cacha que tout ce qu'elle savait sur la reine , du soir précédent au Palais-Royal, sortait de la bouche de l'abbé de La Rivière , que Monsieur avait envoyé de grand matin.
C'eût été un autre thème , un sujet de surprise grande, que cette visite secrète d'un prêtre de l'église catholique à l'une des plus fermes colonnes de la religion prétendue réformée; il devait exister un scandale encore pluséminentlorsqu'on verrait,cent cinquante
tiS CXB tUTTÏ ET? FàHIUR
ans après, le souveraîn-pontife en traité d'alliance offensive et défensive avec le roi d'Angleterre, chef lui-même du culte anglican. La foi, par malheur, à aucune époque, n'a tenu tontre la force des intérêts matériels.
Ji'iq
■i><Ji