‹ Mademoiselle de Verdun (volume 2)Chapitre 1 sur 47 · Mademoiselle de Verdun · texte numérisé non relu

Mademoiselle de Verdun

F'eni et ostendam tibi âamnationem meretrieit magnœs quœ se Jet tuper aquaê multat, cum quafomicati tunt rege» terrœ» et inebriati sunt qui inhabitant terrant de vino prostitutionis ejus.

jépoealjrpsit.

1 m"* dk VERDDN.

AU PBINCB

SI.IM MESTCHERSKT.

Mon CHER EllM,

Les#deux nouveau^ volumes que je vous envoie complètent la première série de mes études sur le faubourg Saint -Germain; j'ai essayé de faire passer sous les yeux de mes lecteurs , les mœurs et le langage d'une société , peu ou mal explorée jusqu'à ce jour. Cette tâche, je Tai entreprise sans haine.

8 INTRODUCTIOII.

comme sans partialité , je la termine avec la satisfaction de ne m'ètre pas un seul instant écarté du but que je m'étais proposé.

Votre excellente famille et vous, mon cher Elim, m'aviez donné trop de preuves d'intérêt et d'attachement sincère , pour que je ne regardasse pas, comme une obligation de cœur, d'inscrire votre nom en tète de ce dernier ouvrage.

Vous avez bien voulu juger mon travail littérairement, avec toute l'indulgence de votre amitié ; vous avez jugé mes intentions d'après la connaissance qui vous était acquise de mon caractère; vous l'avez aussi jugé, en vous reportant à ces longues conversations, qui firent que nous nous liâmes d'une sincère affection, pendant votre séjour à Paris, parce que nos causeries franches, sincères, et notre manière d'apprécier les hommes et les choses, sympathisaient parfiiitement.

Avec vous, Elim, je ne cherchai pas à voi-^ 1er ma pensée de cette dissimulation nécesisaire envers le monde, qui vous demande avant toutes choses de farder la vérité d'un pied de rouge, afin de pouvoir la traiter à coups de compliments y ainsi qu'il est d'usage

IIITIODUCTION. g

d'en agir envers les femmes de cour. Je me suis montré tel que j'étais réellement : vous avez connu tout ce que renfermait mon cœur, tout ce que recelait ma pensée , et vous êtes venu vers moi , comme je suis allé vers vous, me tendant la main et me disant : Je vous

comprends; ce que vous sentez je l'éprouve; ce que vous pensez , je le pense ; voulez-vous me donner votre amitié, je vous offre la mienne?

Entre nous deux , il ne s'est jamais élevé un nuage dont $e soit obscurcie un seul in» stant cette amitié, entre nous deux il ne s'est pas interposé un dissentiment dont se soient refroidis les sentiments que nous nous étions voués ; j'ai rencontré dans ma vie de lâches inimitiés , et de plus lâches amitiés , la vôtre a toujours été pour moi douce, constante, bienveillante, et vous m'avez donné celle de votre famille, parce que votre famille nous a vus marcher sur la même voie , nous tenant par la main, et que vous avez dit en m'introduîsant dan» le salon de votre mère :

Cet homme est mon frère par la pensée et par le cœur.

Cette amitié, permettez-moi de le dire, j'en 1 1.

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