‹ Mademoiselle GogoChapitre 31 sur 47 · noven\bre 177'i. Gampardun; ks Comédiens du Hoi · texte numérisé non relu

noven\bre 177'i. Gampardun; ks Comédiens du Hoi

une réputation d'excentricité, et, chaque jour, 1 chronique raconte une de ses fantaisies, comme l'aventure de l'hôtel paternel miné par un tonneau de poudre : « Monsieur, dit-il à l'auteur de ses jours (qui n'est guère moins fou que lui), je vous préviens que votre maison est minée ; il m'a bien fallu prendre ce parti extrême puisque vous me refusez les cent mille livres dont j'ai besoin! » Le fermier général, effrayé, se décide à donner la somme, et l'on découvre que la poudre n'est que de la poudre à poudrer. Ce père n'est guère sévère, cependant ; il admire même ce fils qui, en fait de gastronomie, au moins, le dépasse, depuis l'histoire des sept dindes. On connaît cette anecdote : le financier, voyageant, entre dans une auberge de campagne et demande à souper. On lui répond qu'on ne saurait plus rien lui donner, a — Comment, s'écrie-t-il, et ces sept dindes qui sont en train de rôtir? — Elles sont retenues par un monsieur de Paris — Un monsieur tout seul? — Tout seul! — Quel est donc ce gargantua? » Le dîneur, jugeant que les volailles doivent être à point, arrive, et, en lui, La Reynière reconnaît son fils « — Eh quoi lui dit-il, il vous faut sept dindes pour votre souper? — Hélas, monsieur,

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il n'y avait que cela dans la maison! — Mais quel appétit! Sept dindes ! — Fi, monsieur, je n'entends manger que les sot-l'y-Iaisse! » 11 n'est sorte de plaisanteries auxquelles ne se livre Grimod de la Reynière, même contre les siens. Il est bien possible que la plainte recueillie par rhuissier Le Seigneur contre M""' Bellecour nesoitqu'une des facéties dont il est coutumier. Cependant, après ces éclats, ce sont des lettres fort raisonnables, où M""^ Bellecour proteste qu'elle place Tintérêt de la Comédie au-dessus de tout.

w Vous savez, écrit-elle au semainier, tout ce que M"^ La Chassaigne se permet depuis trois mois vis-à-vis de moi. Je vous demande en grâce de gardersur cela le même silence que je me suis imposé. La Comédie a besoin d'union pour ses affaires actuelles et, quoique notre union ne soit qu'apparente, elle est nécessaire à conserver '. »

Les disputes sont d'ailleurs fréquentes, alors, à la Comédie, et [\< apparence » même de l'union est chose bien difficile. La querelle de M"" Sainval et Vestris fait grand bruit, occupe et divise Paris. M^'*^ Sainval, en rentrant de tournées triomphales oià elle a reçu les hom-

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