CHRISTINE DE TEYROC, EULALIE DE TEYROC, THÉRÈSE
THÉRÈSE, vivement, après avoir raccompagné les religieuses.
Alors, que vous a-t-on raconté au sujet de
CHRISTINE
Un peu de patience !
EULALIE
Qu'est-ce que cela peut bien vous faire?
CHRISTINE
Nous n'y avons attaché aucune importance d'a.illeurs...
THÉRÈSE
Mais quoi?... Quoi?...
CHRISTINE
Dame! que l'origine de cet enfant... charmant... était...
THÉRÈSE, sursautant.
Je ne pensais pas que vous iriez jusqu'à prêter l'o-reille à de tels propos... Un enfant que nous avons reçu, ici, auquel mon père et ma mère se sont attachés...
CHRISTINE
Jacques de Vayres était séparé de sa femme depuis vingt ans...
EULALIE
Thérèse, voyons, avec nous, ne faites point de mystère. Nous sommes de vieilles amies. Ce pauvre Jacques avait été votre fiancé, dans le temps...
THÉRÈSE
Et après?
EULALIE
Rien.
(Un silence.) CHRISTINE
Vous le revoyiez dans vos vo3rages à Paris?
THÉRÈSE
Non... Oui... mais oui! Je le revo5^ais...
(Les demoiselles de Teyroc échangent un certain sourire que Thérèse aperçoit. Elle étouffe un cri.)
... Oh ! les vipères !...
(Christine et Eulalie de Teyroc se lèvent, cotimie poussées par un ressort. Thérèse sonne.)
CHRISTINE
Merci I
EULALIE
On vous mettra en garde contre les médisances, ime autre fois!...
(Anne paraît.)
THÉRÈSE, à hii-voix.
Anne, prévenez donc madame que ces demoiselles sont là, qu'elle se dépêche ! Qu'elle se dépêche !...
ANNE, s'ejjaçant de devant la porte.
La voici !
(Mme Pascal entre, suivie- de Juanita.)