LE COMBAT DE TAUREAUX
a la porte pour tâcher d'apercevoir, par les ouvertures , quelque chose du combat.
Un roulement de timbale se fit entendre d'eux.
« C'est le taureau qui entre dans la lice. »
« Voilà qu'on siffle pour l'exciter !
» On applaudit... Cest quelque picador qui l'aura dëtouni^ d'un coup de lance, »
<K On demande le feu à grands cris... Fuego!
fiugo! »
« Ah ! que je voudrais voir les chulos quand ils enfoncent leurs dards dans le cou de l'animal qui baisse la tête pour les frapper ! »
« Ëntendez-vous l'explosipn de l'artifice attaché à $es blessures? » «
<« Je Tai vu bondir dans l'arène....* Regarde comme les manteaux de soie qu'on expose à sa fureur volent au milieu de4a poussière !»
11$ parlaient ainsi en se haussant sur leurs petits jneds pour atteindre aux joprs que laisse la porte entre ses ais mal joints.
Et parmi eux , le plus empresse , le plus eulieia , était celui qui venait d*arriver en courant , sa petite veste rayée sous le bras. Il avait regardé plus d'une fois à droite , à gai)ich^ et derrière lui , car son père a puni quelquefois sévèrement la j^ésobéissance, et sa mère^ qui emporta avec elle