‹ Madrid, ou, Observations sur les moeurs et usages des Espagnols au commencement du XIXe siècle, faisant suite à la Collection des moeurs françaises, anglaises, italiennes, etc (volume 2)Chapitre 36 sur 48 · LES I>EUX CAMPAGNES · texte numérisé non relu

LES I>EUX CAMPAGNES

N» XXII. — 25 octobre 1828,

LES DEUX CAMPAGTSfES.

Quattthm mmtmtut ai i//o! Viiia.

QimI changtmtnt!

« Il est fâcheux que Tun des officiers qui sui~ virent le soutien de Philippe V, que Tun de ces Français qui, à côte de Vendôme, combattirent pour qu'elle ne idt pas vaine cette grande parole du grand roi sur les Pyrénées , n'ait pas écrit , ^comme vous, ce qu'il vit en Espagne, et ne nous ait pas laissé un souvenir des choses de son tems^ et de la façon dont allaient les affaires de ce pays,

lors de cette première visite >» M. de Saint-

Ives me parlait ainsi l'autre jour, après avoir entendu la lecture de quelques-unes de mes observations sur Madrid.

VLl6 LES DEUX CAMPAGNES.

« Vraiment , lui répondis-je, mon colonel , une page d'un pareil mémento mise en regard avec quelques mots des éyénemens du jour, serait piquante en effet. Mais savez-vous ce qui serait plus amusant pour un amateur des contrastes ? Un souvenir de Tinvasion de Buonaparte rapproche de notre présente promenade militaire. Ces petits détails, qui font tout le charme d'un journal , perdent leur piquant en retraçant un tems tout-à-fait mort pour nous ; d'ailleurs je me suis laissé dire que tout se passait alors à peu près comme aujourd'hui... Vous riez! Vendôme était brave, généreux ; on le chérissait au camp ; on le trompait dans son hôtel de Madrid ; et plus . d'un grand seigneur faisait des économies à sa suite. On ajojite que mainte fois, dans ses projets, il fut contrarié par un étroit financier du tems qui , à chaque coup de fusil , avait un plan , des notes, et surtout des mémoires à présenter ; enfin oh conte encore la fermeté dont il fit preuve en déclarant , dans l'affaire du traitant Dei^orard , le fournisseur d^ alors, que son nom, dont on avait indignement abusé, ne pouvait ni ne devait empêcher la punition des coupables... ! Vous voyez , ajoutai-je, qu'un récit des événemens de cette

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guerre , à peu de choses près , ressemblerait & ce que nous avons vu. Il n'en serait point ^nsi lie la dernière invasion... Un jour, un seul jour Ta séparée de cette expédition : c'est.Ie même théâtre, ce sont les mêmes acteurs, et pourtant quel changement! »

Le colonel lui-même avait fait cette campagne de 1808. A' cette époque, il était lieutenant dans Pun de ces régimens de lanciers qui forcèrent le passage de Sommo-^ierra , et ouvrirent Madrid à r empereur. Il consulta le livre de souvenirs où il a toujours eu le soin d'inscrite les jours bons et mauvms de ses longues guerres , et sentant toute l'orighialité du rapprochement , il m'apporta le lendemain le relevé des événemens d'un jour de 1808, et le détail d'une journée de 1828 ; e'/est assez pour cennaitre les deux campagnes...

j4i uno éuce omnes !

« Le 3o novembre 1808, le corps que commande le brave maréchal Victor a attaqué les formidables retranchemens de la montagne. L'affaire a été un peu chaude : le régiment a perdu deux U 10

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eents kdimeft : il jR'y a eu qae six officiers de tué»../»; ce n^est pasasses pour rayaonccnieiit.

<• y^nuperewr a été trè^-content II a <Mt au matéehâl qu'il étatti heureux d'avoir desltomiiies CMmelui à son senriec, et qa!il saurait le» garder. Le soir, il a paru sur leobàmp^de bataille.

» C^est «ne chose horrible à Toir que les défilés 4e la montagne encombrés de morts et de blesssés abandounés... Il se frottait les maius^ et riaik en nouis arniisçant qu'il serait bienjb6t k MadridL

n'Leigénéral lioabrun a félicité notre com* mandant. Ce brave officier^ qui s'est enoure distingué à cette afiaite, a &it, toutes les campagnes,

et n'est pas-encoarn décoré On lui a promis

de cfter sa* heUeiconduite sur le bulletin , unis cette iaireur est isi grande ifne nousn'osensi pas y compter.

>» Nous sommes entrés, après l'affaire, à Monsierra. Toutes les maisons étaient abandonnées. Les habitans ont rejoint les brigands dans les montagnes.

»> Mqq biwouaf ,ç§t établi dans l'église du village. J^aii&it^dn fen avec le$ banes et. les tableaux... Ça^^i^e bii^.

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