L'ENTREE DES FRANÇAIS
go-iléme ! « Le duc d'Angouléme! entends-tu ,
Jeronimo? C'est le parent de notre roi c'est
un Bourbon aussi!
» — Vive les Bo m bons ! s'écria l'Espagnol en se découvrant et en reprenant sa première place.
» — Vive les Bourbons ! répéta la malade en se soulevant à moitié sur son fauteuil.
» — Quels régimens ! quels soldats ! s'écria le
vieillard avec un air d'envie Ce sont toujours
les Français ! Il y a aussi des Espagnols , conti^ nua-t-il avec un air plus satisfait \ Voici deux bataillons.... Je ne me trompe pas.... c'est la garde de notre bien-aimé souverain !
» — La garde royale ! s'écria la pauvre mère enjoignant ses mains Grand Dieu! si
» — Voilà un jeune soldat O ma femme !
si tu le voyais... Il regarde encore nos croisées.... Ce sont bien certainement des signes qu'il me fait Il est sorti des rangs..... Il entre ici »
L'on montait précipitamment l'escalier. La porte s'ouvrit
» Ma mère ! mon père !
» — Antonio !
» — Mon fils! »
A MADRID. 23
Le vieillard , après avoir pressé le jeune soldat entre ses bras , alla reprendre son épée.
« Il faut la mettre ailleurs , » dit Maria.
Le vieillard pleurait. Une larme tomba sur la lame à moitié tirée.
« Non , dit-il , elle peut rester là. Tous les jours je la verrai , et je m'étonnerai de ne plus
haïr Malheur à qui effacerait cette trace de
reconnaissance et de réconciliation! »
FR AGMENS
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N* iv. — ier juin 1823.
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