‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 10 sur 79 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

persévérance que Charlotte, sa sœur cadette, se maria, sans égard pour le droit d'aînesse, avec Niert le fils, premier valet de chambre du roi.

Cet attachement si profond devait survivre à celle qui en était l'objet. Marie Vanghangel , atteinte de la petite vérole, fut emportée à la fleur de l'âge, pendant un voyage de courte durée que fit La Sablière.

A son retour, comme il sortait joyeusement de sa berline et embrassait ses enfants, Anne, sa fille aînée, lui dit avec étourderie : « Savez-vous , mon père, que M,le Manon Vanghangel est morte? » Il fit un violent effort sur lui-même pour rtfouler ses larmes et maîtriser sa cruelle angoisse; mais il eut beau se raidir, le coup était porté. Depuis ce jour, il ne fit que languir et mourut de douleur au bout de quelques mois.

Il expira, selon M. Louvet, le 3 mai 1679, à Paris. Il y était né le 17 juin 1624. // avait donc cinquante-cinq ans.

De son mariage étaient issus trois enfants :

i° Nicolas, sieur du Plessis et de Lancey, né le

10 février i656, homme très-instruit , qui était en correspondance avec Bayle et à qui nous devons la première édition des madrigaux de son père. Il était allié des Tallemant et des Trudaine, qui nous ont conservé les Historiettes de Tallemant des Kéaux.

11 se maria avec une demoiselle Hessin, sa cousine ;

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