‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 45 sur 79 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

A Dieu, trop aymable Cephise, Je vous quitte en quittant l'espoir Indigne d'estre à vous, indigne de vous voir, Je vais des fiers destins achever l'entreprise; Je vais, par mes langueurs, précipiter le cours Des plus infortunez et des plus tristes jours Qu'on ait jamais passé sous l'amoureux empire; Mais j'aymeray le mal qui m'aura consumé, Pourveu qu'en me plaignant un jour vous puissiés dire « Il m'aimoit, et je l'eusse aymé. »

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