VI AVANT-PROPOS
On retrouve, en effet, dans leurs œuvres, un grand nombre de maladies qui constituent notre nosologie moderne. Je me suis donné pour but de les rechercher et d'établir leurs rapports avec les mœurs et les habitudes morbides, principalement les excès alcooliques et vénériens, qui ont joué un rôle considérable dans l'histoire de nos ancêtres.
Sachant que je m'adressais à des médecins, j'ai cru devoir passer sur les susceptibilités qu* ont arrêté la plume de certains auteurs très érudits, tels que MM. Ménière et Daremberg. Quand on parle à des hommes qui ont fait de l'anatomie pathologique, qui ont assisté aux cliniques des hôpitaux et des hospices de vénériens, on ne saurait se laisser influencer par un sentiment mal compris de pudeur inutile. En cela j'ai suivi l'exemple de Rosenbaum, le savant auteur de la Syphilis dans l'antiquité^ et, comme lui, j'ai pensé qu'il est permis au médecin de chercher les traces des vices jusque dans leurs replis les plus cachés pour connaître la nature des maladies qu'ils engendrent.
En résumé, je crois avoir fait un travail original, digne de l'intérêt de mes confrères, et j'ai la satisfaction d'espérer qu'ils pourront, par une lecture de quelques heures, s'assimiler un travail