scène d'humiliation. Elle est encore présente à mes yeux : les ^ v
portes de la grand'chambre s'ouvrant tout-à-coup ; une cohue de laquais et d'oisifs de la lie du peuple accourant à ce signal , s'arretant sur le seuil de la porte , ne pouvant se croire appelée à entourer la cour des pairs ; bientôt , sur l'invitation des huissiers , se précipitant avec fracas dans la salle j un greffier balbutiant l'arrêt qu'il était chargé de publier; cette populace applaudissant, non pas ce qu'on venait de lire et qu'elle n'avait pas entendu , maïs pour témoigner ses transports de se voir appelée là comme auxiliaire. Dans cette situation pénible, le désir d'observer me porta à parcourir les rangs d'un coup-d'œil y et je lus sur tous les visages l'embarras et la confusion que j'éprouvais moi-même.
Ce peuple étant retiré, d'Éprémésnil et Goislart rendirent /^
compte des mesures prises la nuit pour leur enlèvement , et de ' leur évasion. Le parlement les mit sous la sauvegarde du roi , au nom duquel on venait les arrêter, et sous celle de la loi que les ministres n'écoutaient plus. On députa vers le roi le premier président , deux présidens et quatre conseillers , et les chambres restèrent assemblées pour attendre le retour des députés. Ils amvèrent à Versailles , à huit heures du soir, au moment oîi le roi revenait de la chasse ; ce ne fut qu'à minuit que le garde-dessceaux put leur donner une réponse écrite , par laquelle le roi annonçait le refus de recevoir la députation sous un prétexte dé forme , parce que , était-il dit , les gens du roi auraient dû ïa précéder pour l'annoncer.
47a ÉCLAIRÇKSSKME9f^ ^iSTOBIQUES
Gepçadant> des oj^^dres avaient été doimés pour egA^i^iev Jas 4^1» magistrats au milieu du p^Uiment. Vei^ miiiuit gn ^ut .avia que des patrouille? fr^quçme^ et pçqnbrçuses marçlmeii^ MtiQur 4u palais. IJn vfiom^l^'X api^§ qq 9]^^ qu^ 1«^ gai^esrfnui^fuise^ ^^fttraient daus les çoui-s , montaii^t daus les galles , pt q»4 Vqii postait prtput des septinellçç. Quoique le parlçn^ei)^ f^t foi^^Qw^ en sëance , beaucoup de mflmbrça jetaient dispersas daps l^s filiaiyibres ; on les avertit à la hâte ; et ils eurent le teiQp^ de se réunir I
dans la grand'cbambre. Mais lorsque le» hui&Her» ymr^t ^MPi- ,
noncer que toutçs 1^ porter ^ient gardées , ^t qu'oA ne pouvait i
plus sortir de la graud'ctambre , elle se trouvail; reippUo 4'^AÇ >
multitude de personnes étrangères au pariemei^i, qui, dang le dësordf-e de la JQurnëe , s'y ëtai^t ^itroduite^ pendant VtAlerruption des délibérations. Quelques -unii des oratevuns du parl^ ment n'auraient pas été i^cbés d/c conserver ççt auditoire , 00mposé de personnes de ^ui$ états , et en trè^^gra^i^e partie des plus qualifiées , et ils demandèrent qu'atteudu la circonstance oik se i-elâchât de Tusage invariable de ne jamais délibérer publiquement. Le président de Gqurgue tenait rassemblée eu l'absence du pit^ mier président ; et dans ce moment difficile , oii tout était iipu- >
veau et hors des règles ordipaireç , il sut allier constaoameiat; la^ î
dignité y le devoir et la prudence. H sauva au parlement 1^ ffHit* i
qu'il eût désiré faire , et le rappela à lui-ipêfue par ces p^rol^ : «. Messieurs , voulez-vous innover contre les formes anciennes ? » De toute part on répondit négativement ; et sur ce que TpH €Ut ^vis qu'une communication était encore libre entrç la gnovl'- \
chambre et la Tournelle , on ordonna que les assistan^ sa retire- I
raient dans cette deimière chambre. Nous sentions çoipbien leur |
présence eût été déplacée dans un pareil moment* Comma ils ne {
se retiraient que lentement et ^ regret, noijs nous rép^ndjines dans la salle pour les conjui'er de profiter de la facilité q;ui restait encore , et de ne pas exposer le parleipeu^t au reproche; d'avoir oublié ses devoirs pour chercher à se faire un parti. Us pa§sèfneiit dans la chambre de la Tournelle , qui fut aussitôt investie. Le moment d'après , le parlement fut averti que le marquis d'Agoult ^ aidç-major des gardes-françaises , demandait à entrer de la part du roi ; il fut introduit à l'instant. Il s'était proposé d'annoncer sa missiou sous des expressions qui eussent efl&cé ce que sa riguevMT
U^fi d^ ]^d« «iPt viagtm^&w4»»^vi milieu d499qu«l»^4g^iâhrl desidiuî» et paii»^ 4«s foajrfdiftWK^iFjMiw » 4^ fvéUUi QfltU réu»îo» împQSftPt^ i Ipqueik m w fourni m&mr ûe$ rflspsfU i 1« calfttQdbk ot»l q«i SfimUAil; i4^>ttjt«p m» aSquoq i^<9od qui r^gn^it âm§ Ift AiUf , i pm» i^ké» ptr mm AtÛe IwDÎàre i «»lte btdfiid'HUes que femiomt salute k MÎMléduiieu, W 000^ imiiv fie riiiMem , 1» i^vM dAf «ii«^^ d»m» Tme 4e ot nâilam qtd^ mus «ueiw ^^léasidnilfi , ne put q«e lire d'une voix «It^hr^ ïiMàj»à»Toi doni û éttik porteur^ Get;prdr« ^it«9n9we0iMtwqi««t«J'09dame& M. la marquis » d'A^goult (î» fie vm^if^mmd&H t» palwà 1» télé de «» ocwi* » f9^i^9 de ««A régimm^ à» ywdet , de § 'eniparir de loute« n^ le» i^^ua» , et d'Mvàter des» k gmod'cbeiiihni on |ierlqu$ 9> aiiUflNNk KM, Qiiv^ d'iSpiéoMnil et Gofeliirtde MmâMbert; ]> pour Ie9 temettve wiro lee mainf de^ o^ert d» U; pr^TAfcé de » Vb^ , eh^Pfâi de nw» i>i!dres. Sigmé U>vis, » Le pr^ideni vépond^ : Zi4 /:o^r f*ç. 49, Mi^éfigr. JUi merqni» d' Agonit « reyesm de ^^ premî^ ^«r^ri^e , iviprj^ 1a parole , et » t'e^iûleiit II la iemiet^ , ir4]^qua »v«»? i'i)d^»}e « <« Vp« forme» eont de i&^bàctrt mais ie v» i> ppiM¥>i9 ps^ «e3 fonmf4J^< Je wk diargé de» ordres duroii Ue }> ne spuQr^ut p^ de d^Uî 1 il fout .que îe le» exi^oute. 9 El , pre»^ sant le président de mtlAfoIre i ea in^wUîott > il le^omma de lui }ivr^r le» deux magistnate » w de ligner u» refus. Le prë»îdeiit , qif i avç^ît réponse^ h premi^ propoeitiBtt par un fpsste de mépris, jnépo^dit k h »eo(Mtfle qu('â ii'avait Heu eefueéi que ne pouvant donuer de répovise qu'au nom di» parlement « ce n'était que par ^ne dtfliWi^tipa qu'il pouvait eonni^re eon rm\i ; qi^ao. surplus IVdre du roi n'<âtai| adreseé n au pariemMttt ni au président^ «aai» à eeluî ^ui en ^tait porteur; que e'éuût k lui en conséquence; à l'f xéouter pomme il le Jugerait k propos* a H &ut bien cependant, » répliqua le iu»iquis , que vous me désigniez ces deux mcesienra, » car ÎP ne le» connais pas et Je ne pourrais exécuter mes ordres. » Alor3 d'uu de» coin» de la salle , une voix qui fut répétée de tontes parts s*écria : a Nous sommes tous MM. d'Eprémesnil et Goislart ; 9 puisque vous ne les connaissez pas, emmenez-nous tous 014 2> choisissea,. » Un »ilence profond succéda à cette exclàmalîbn. Le i?iarc|uis d'jj^goult )e rpmpait de temps à autre par des instance»
474 iSCLAIRGISSBMBlfS HISTORIQtJES
dont rmuUlitë lui ëtant dëmontrëe , il se retira > déclarant qu'il albit rendre compte à son colonel et attendre les ordres du roi. Une heure après les députés rentrèrent. On se rendit re^iectivement un compte douloureux ; et pour que l'on n'eût plus de prétexte de refuser d'admettre la députation , on arrêta d'envoyer les gens du roi à Versailles; mais ib étaient aussi'prisonniers dans leur pirquet^ et on refusa de les laisser sortir. La nuit se passa ainsi comme au milieu dhme place assiégée. Toute communication au dehors était interdite ; on laissait seulement aux magistrats la liherté de sortir de la grand'chamhre pbvf^aller dans rintérienr du palais sous l'escorte d'une garde ; et s'il arrivait des lettres^ le commandant ne' les laissait remettre qu'après les avoir ouvertes. Il ^tàit onze heures du Aiatin lorsque le marquis d'Agoult se présenta de nouveau. H rappela la mission dont il était chargé ^ et ap^ avoir inutilement sommé d'Éprémçsnil de le suivre , il fit entrer un -officier de robe courte (i) , à qui il lut un ordre du roi qui lui en- ■joignait d'indiquer le magistrat qu'il était question d'enlever. Cet oflicier, nommé Archier, promena ses regards sur l'Assemblée, et .iq>rès cette inarque extérieure d'obéissance, il déclara qu*il ne voyait pas d'Éprémesnil. Le marquis d'Agoult lui réitéra par trois fois l'ordre de regarder bien attentivement; mais celuî-ci persistant dans sa première réponse, le. marquis d'Agoult fut obligé de se retirer encore sans pouvoir exécuter ses ordres.
La générosité produisit alors en un moment ce que le pouvoir
.tentait vainement depuis vingt-quatre heures. D'Eprémesnil , ses-
:siblement touché du procédé de l'officier de robe courte, et
•voyant bien que la perte de son état et de sa liberté en serait la
•suite , voulut lui épargner ces malheurs : il fit appeler le marquis
d'Agoult , et se découvrant hii-même : a Je suis , lui dit-il , le
71 magistrat que vous venez chercher à midn armée jusque dans le
1^ sanctuaire de la loi.» L'ayant ensuite interrogé plusieurs fois sur
la nature: de ses ordres et sur les moyens qu'il devait employer
pour les exécuter : « Je veux, continua -t-il , épargner à la Cour
» et à moi-même l'horreur du spectacle qui nous est préparé. Je
(i) La robe couru était un corps militaire attaché au service des tribunaux de Paris.
» déclare que je prends votre réponse pour violence en jna'per- » sonne, et je vous suis." » Puis s*adressant au parlement : « Je » suis, dit-il , la victime que l'on vient immoler sur Taulel même ; » mon crime est d'avoir défendu la liberté publique contre les )} attentats sans nombre qui lui ont été portés; je souhaite que le » triomphe que remportent aujourd'hui les ennemis des lois ne soit » point préjudiciable à l'Etat : je prie la compagnie de ne point » perdre le souvenir de l'attachement que je lui ai voué , et je piuis » l'assurer que , quel que soit le sort qui peut m'êtrc réservé , » quelles que soient les propositions qui me seront faites , je serai » toujours digne d'être un de ses membres. » H descendit ensuite de sa placé après avoir embrassé ceux qui l'entouraient, et sitivit le marquis d'Agoult. Celui-ci voulut le remettre entre les mains d'un jeune sbus-lieutenant qui se trouva ma! en recevant cet ordre. Lé marquis d'Agoult se chargea alors lui-même de conduire^ d'Epréniesnil*. Ce magistrat traversa les salles du palais et se rebdit à la voiture qui l'attendait, avec une démarche assurée , et portant sur son visage la tranquillité d'une ame qui ne sent aucun reproche. Tel est le témoignage que m'en ont rendit les officiers aux gardes qui le virent sortir de la grand'chambre , et tel il avait été coustaminent depuis le commencement de la séance. Lors des différentes délibérations , il parla avec autant de facilité que dans les temps ordinaires ; ses opinions n'avaient pas même cette chaleur qui provient d'une imagination qiii s'exalte pour se familiariser avec le danger. Elles étaient fermes , mais réfléchies^ et son esprit était tellement libre , que , lors de Fin vestbsement de la graiid*chambre , lorsque le marquis d'Agoult demanda à entrer ; dans ce premier moment de désordre et d'effroi, oii personne ne pensait plus aux formés , ce fut lui qui les réclama , qui prescrivit la manière dont ce militaire devait se faire annoncer , et qui ,' en sa {)résence même, indiqua la place d'oii il devait être entendu. Une heure après cet enlèvement , le marquis d'Agoult rentra et somma Goislart de Montsabert de le suivre. Ce jeune magistrat 'se leva et obéit , après avoir déclaré qu'il adhérait aux protestations et aux sentimens de d'Ëprémesnil , et que , fût-il conduit à l'échâfàud , il ne se départirait jamais des sentimens d'honneur et de courage qu'il avait puisés dans le sein du parlement et que ses pères lui avaient transmis. Il fut conduit prisonnier au château de Pierre-
4?^ £GLAI]ICI86E|iSVS HISTORIQUES
BDrCÎM y ot d'Ëprëmefiiil à Tils d'Hièrst. h» ^ftrlement çonstené anréta des rBprésenlttîon» au roi , «t M vetirt «pr^ ironie bwr^ de A^anc», ( ÂivmlÊffimfiwtûs^ M. , par Gu3P<^tfMrlB âiJtier.)
Nûps (IT) , /Mgw 347-
XiA DotoriéJ;^ des désordreu^ et les excès coivinis {Mir plusieurs attroupemeo^ » ay^nt détermine TAssemblée gëp^ra{e à rétablir, sans diélai y la milice pcgrisienu^ , il a étë ordonne ce qui suit :
1°. Le fi;>nc|s de )« milice parisienne sera dç qugrante-huit mille citoyens 9 Jusqu'à pouvel ordre.
3°. Le premiei* enregistrement ^ fait dans chacun des soixante districts 4 sera de deux cents bommcis pour le premier )our^ et ainsi sucoBSsiyement pendant les trois jours suivans. |
'°« Ces soixante districts, r^uits en sçize quartiers ^ forinçrpnt ^ize légions qui porteront le nom de chaque quaitier , dpnt donie seront composées de quatre bataillons , également désignes par le nom de districts , et quatre de trois battons seulement , ^ussi dé^ signés de la mênie manière.
4^. Le fonds de chaque bataillon sera de quatre compagnies.
d". Chaque compagnie sera de deux cçnts hommes , dout la cbm-* position sera portée 1 dès le premier jour, à cinquante hommes , pour compléter successivement les deux cent^ hommes demandés À chaque district^ i^Vefiet de commencer le service*
6*". L'état-major sera composé d'un oommimdant-général en second, d'un major-général et d'un aid^major-général.
. 7". L'état-^major particulier de chacune des seize légions , sera composé d'un commandant en chef, d'un commandant en seçona , 4* un major, de quatre aides-majors et d'un adjudant. . 6°. Chaque compagnie sejra commandée par uu capitaine en pro<^ micr, un capitaine en second , deux Ueutenans et deux sous-lieu* tenans.
Les compagnies seront composées de huit sergens, dont le premier sera sergent-major \ de trente-deux caporaux , de cent cUiquapte-buit factionnaires et de deux tambours.
^^. Lé éomitë permanent nommera le comtiiandàfit-génëral , le commandaiit-gëiiëi'al eb seCOûd, lé major^énëtai , l'aide-iùtijorgénéral et les étati^iûi]ot^ de cbftciitié dëà séiite lë'gîbite, Sur les désignations et f enséigûeïttéttS ^tti i&!<iiit àdrésà^s ^ i& ékèîà de districts.
Quant aux officiers deabataîflohd tfùi cômpdsékitle^hèsi^gioiis, ils seront ûomiUés pat chaire distjiei , 6ti patt àeâ Cibittrtiissàires députés , à cet efiét , daàS ùhàtiin dé^ di^ti'idtis et ^tiâitiëf^.
lo**. Gomme il est Bëcesftaire que cdaque membre qui éompose cette milice parisienne porte une marque distinctiye , lescbuleuiS de la Ville ont été adoptées par l'assemblée générale ; en conséquence , chacun portera la cocarde bfeue et rouge. ïout homme qui Sera trouvé avec cette cocarde j sans avoir été enregistré dans Fun des districts , sera remis à la justice du comité permanent. Le grand état-maj^or réglera les distinctions ultérieures de tout genre.
11*'. Le quartiei^général de la milice parisienne sera constamment à THÔtel-de-ViUe.
ia°. Les officiers , composant le grand état-major, auront séance au comité permanent.
i5°. Il y aura seize corps^e-garde principaux pour chaque légion y et soixante corps-de-garde particuliers , correspondans à ehaque district. .
i4°. Les patrouilles seront portées partout oii il sera nécessaire , et la force de leur composition sera réglée par les chefs.
15**. Les aimes prises dans les corps-d*-garde y seront laissées par chaque membre de la milice parisienne à la fin de son service, et Messieurs les officiers en seront responsables.
16**. D'après la composition arrêtée de la milice parisienne, cha-^ que citoyen admis à défendre ses foyers , voudra bien , tant que les circonstances l'exigeront , s'astreindre à faire soiji service tousles quatre jours. Fait à TUôtel-de-yille , le i3 juillet 1789. Signé De Flesselles , prévôt des marchands.
Tel fut le premier acte d'autorité publique qui constitua^ la< force civile armée. Elle fut bientôt après organisée , sous le nom' d» garde nationale parisienne , puis gardes nationales de France ,.
478 éCLAIRGISSEM. HISTOB. ET' PIÈCES OFFIC.
et subit ensuite différentes variations , jusqu'au décret, du i4 juillet 1790 y lors de la première fédération^ qui constitua la garde ^ nationale par une loi comprenant tous les détails de son organisation intérieure , de sa formation , armement , équipement et administration intérieure.
On ne s'est pas assez souvenu que cette première institution a donné , en 93 , les premières armées qui ont sauvé la France du joug étranger, et cela contre toute vraisemblance politique et mili> taire ; et par suite elles ont formé et recruté les armées qui , pendant sept campagnes de dix oiois cbacune , ont repoussé , battu , défait , pris toutes les armées de l'Europe , et confondu tous les systèmes militaires admis ; mais il ne faut pas oublier aussi que ces systèmes militaires étaient constitués et dressés pour se mesurer les uns avec les autres , et que l'état militaire de gardes nationales ne peut pas être un état permanent pour une nation : elle s'épuiserait. [Histoire de France, depuis la révolution de fySg^ etc. » par M. Toulongeon. )
FIN DES ECLAIRCISSEMENS HISTORIQUES ET DES PIECES OFFICiELUEISw
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