‹ Mâemoires du marquis de Ferriáeres (volume 3)Chapitre 74 sur 151 · CHAPITRE IV. l/f · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. l/f

dans plusieurs circonstances, que je voulais ne le quitter jamais. Ce qui m'a encore plus déterminée, c'est l'assurance que j'avais que le roi ne voulait pas quitter le royaume : s'il en avait eu le désir, toute ma force eût été employée pour l'en empêcher.

La gouvernante de mon fils était malade depuis trois semaines , et n'a reçu les ordres que peu de temps avant le voyage; elle en ignorait absolument la destination. Elle n'a emporté avec elle aucune espèce de bardes, et j'ai été obligée moi-même de lui en prêter.

Les trois courriers n'ont pas su la destination ni le but de leur voyage. Sur le chemin on leur donnait de l'argent pour payer leurs chevaux ; ils recevaient l'ordre pour la route. Les deux femmes de chambre ont été averties dans l'instant même du départ , et l'une d'elles , qui a son mari dans le château , n'a pu le voir avant le départ.

Monsieur et Madame devaient venir nous joindre en France ; ils ne sont passés dans le pays étranger que pour ne pas nous embarrasser et ne pas faire manquer les chevaux sur la route.

Nous sommes sortis par l'appartement de M. de Villequier, en prenant la précaution de ne sortir que séparément et à plusieurs reprises.

Signé 9 Marie- Antoinette.

Ce fut un ami de Barnave, M. Muguet de Nanthou , qui fit le rapport sur l'événement relatif à la

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