ÉCLAIRCISSËM. HISTOR. ET PIÈCES OFFICIELLES
à petits billets, reine d'un moment, entourée d'écrivains mercenaires, à qui elle donnait des soupers , distribuant des faveurs , des places et de l'argent , fut un monstre sous tous les rapports. Sa contenance dédaigneuse envers le peuple et les juges choisis par lui ; l'opiniâtreté orgueilleuse de ses réponses, sa gaieté ironique, et cette fermeté dont elle faisait parade dans son trajet du palais de justice à la place de la Révolution , prouvent qu'aucun souvenir douloureux, ne l'occupait. Cependant elle était mère , mais elle avait sacrifié la nature, en voulant s'éleverau-dessus d'elle ; le désir d'être savante, la conduisit à l'oubli des vertus de son sexe , et cet oubli, toujours dangereux, finit par la faire périr sur un échafaud.
Femmes ! voulez-vous être républicaines ? aimez , suivez et enseignez les lois qui rappellent vos époux, vos enfans a l'exercice de leurs droits ; soyez glorieuses des actions éclatantes qu'ils pourront compter en faveur de la patrie , parce qu'elles témoignent en votre faveur ;. soyez simples dans votre mise, laborieuses dans votre ménage; ne suivez jamais les assemblées populaires avec le désir d'y parler ; mais que votre présence y encourage quelquefois vos enfans : alors la patrie vous bénira , parce que vous aurez réellement fait pour elle ce qu'elle doit attendre de vous. (Tiré de la feuille de Salut public).
FIN DES ÉCLAlfcCISSEMENS HISTORIQUES ET DES PIÈCES OFFICIELLES DU D EUXIÈME VOLUME.