RÉPLIQUE
« plus de lettres capitales que ceux de France, comme il vous « sera facile de vous en convaincre, si vous jetez les yeux sur « Y Histoire de la Ligue de Cambrai, imprimée chez Moetjens, « si je ne me trompe. Je vous prie de me donner quelques « éclaircissements là-dessus, sans pourtant que cela porte du « préjudice à vos occupations. Si vous pouviez y ajouter quel- « ques règles pour la ponctuation avec quelque exemple, vous « m'obligeriez.
« Il ne me reste plus qu'à vous remercier de toutes les < louanges que vous donnez à mes trente-deux vers, auxquelles « pourtant je suis beaucoup moins sensible qu'aux marques « que vous me donnez de votre amitié que je tâcherai toujours « de conserver par tous les devoirs à quoi elle m'engage.
« Je suis autant qu'il est possible, etc.
« Thoyras-Rapi».
« A Wézel, le 3 mars 1711. >
Je ne pus répondre plus tôt à cette lettre reçue dès le 6 mars, que le 23 suivant, et voici quelle fut cette réponse :
Réponse du sieur R... à la lettre de ei-dessus.
« Mon très cher Monsieur,
« Je débute par la répétition des mêmes excuses de mon
retardement à vous répondre, que je vous alléguois dans ma
« dernière lettre, c'est-à-dire, l'attente des commodités de
« M. Martel, et le scrupule de vous être trop importun en
« cherchant de ne vous être pas ingrat.
« Ici, je vous diffère pour un moment les marques du parfait « plaisir que m'a causé votre belle, savante et obligeante lettre, « ayant, avant cela, à vous prévenir sur une continuation d'in- « stance de ma part, où j'appréhende, de la vôtre, un blâme " d'opiniâtreté trop incivile. Pour cela je vous dirai, que j'ai