SLR LHISTOIRE D'ESPAGNE DE MARI AN A
car dans le fond , et par rapport à la Sicile seule, Prochite en est éloignée de près de quatre-vingt lieues ; c'est ce qui m'a porté dans ma traduction à dire que cette lie est sur les côtes de Naples. N. B. que l'auteur dans cet endroit a pu parler à la manière de ceux qui, divisant le royaume de Sicile en deux, donnent à la Fouille le nom de Sicile au deçà du Far; mais cette division de la Sicile en deçà et en delà du Far, a été inconnue aux Romains et aux empereurs de Conslanlinople, et aux Sarrasins, et aux Normands, qui tous ne connaissoient point d'autre Sicile que celle que la mer renferme dans l'ile de ce nom, sans y avoir compris les provinces qui sont dans l'Italie.
§ 6. Sur Maine pour Le Mans.— .Mariana (XVIII, 94, 25), parlant delà vengeance que le roi Charles VI voulut prendre de l'assassinat commis en la personne du connétable Olivier de Clisson, dit que ceprince, pour se mettre en état d'y travailler, se rendit au Maine (1); sur quoi, de deux taules Tune : car ou l'auteur a confondu un nom de province avec un nom de ville, ou bien il a pris la ville de Mayenne-la-Juhel pour celle du Mans. Ouo i qu'il en soit, le texte espagnol est fautif en cet endroit, et le latin est beaucoup plus juste, qui mettant Urbs Cenomanorum, s'accommode entièrement avec nos histoires, qui disent toutes Le Mans et non pas Mayenne. L'auteur a donc raison dans le latin, mais il a erré dans l'espagnol, et l'espagnol est le dernier de ses deux ouvrages.
§ 7. Sur les deux Alelles (XXVI, 46, 7). — Les ennemis, dit Mariana, se jetèrent dans Atelle, nommée autrement Averse, capitale de la principauté de Melfi. Il y a ici une bévue toute visible dans la confusion que Mariana l'ait de deux villes du nom & Atelle, l'une dans la Basilicate, autrefois Lucanie, qui est Y Atelle de la principauté de Melfi; l'autre dans la Terre-de-Labour, autrefois Campanie, qui est l' Atelle d'Averse, parce \\x£ Atelle lui a succédé dans l'évêché, et a été bâtie des ruines de cette dernière Atelle, qui est éloignée de l'autre de plus de vingt-cinq lieues. La bévue consiste en ce qu'il est bien vrai {[W Averse peut être appelée Atelle ; mais il ne s'ensuit pas que d'autre côté toute Atelle puisse èîre appelée Averse, ce qu'il faudroit qui fût pour la justification de ce que Mariana avance ici: car sa narration roule sur la Basilicate, et ce qu'il dit ne convient qu'à la Terre-de-Labour. En un mot, il y a A verse el Atelle dans deux différentes provinces du royaume de Naples, savoir : Averse entre Naples et Capoue, et Atelle entre Melfi et Muro dans la Basilicate. Averse peut être appelée Atelle, mais Atelle ne peut pas être appelée Averse, et c'est ce que fait notre auteur.
§ 8. Sur Tarsis et Ophir (XXVI, 77, 9, \\).— Mariana dit en cet endroit que quelques-uns croient que Zofala est le Tarsis, où, comme le dit la sainte Ecriture (2 Chron., IX, 21), comme aussi en XX, 36, et en 1 Rois, X, 22, et IX, 28, Salomon envoyoit ses flottes par la mer Bouge lui
(1) On lit dans la traduction du père Charéaton, que Charles VI s'avança jusqu'au Mans.
chercher de l'or et mille autres richesses. Sur quoi je dis qu'où bien Mariana n'a pas bien entendu ces quelques-uns dont il parle, ou que ces quelques-unsAk ont pris au pied de la lettre une expression figurée qui n'est qu'une manière de parler dont on se sert en fait de navigations éloignées. Je m'expliquerai plus clairement dans la suite. Quoi qu'il en soit, je tiens qu'il falloit plutôt dire Ophir que Tarsis, et en voici la raison : Tharsis est un terme trop équivoque à cause de la diversité des lieux qu'on veut avoir porté ce nom, et sur lesquels les géographes ne s'accordent point. Mais Ophir étant constamment un lieu d'où la flotte de Salomon lui apportait de l'or, jusqu'à la quantité de 420 talents (1 Rois, IX, 28), il est d'autant plus croyable que c'est lui qui est Zophala préférablement à Tarsis, qu'il y a beaucoup moins de rapport du terme de Zophala à Tarsis, que du même mot à celui d 'Ophir, qui est appelé Zophira par les Septante, ressemblance si grande que cela ne fait presque qu'une même chose. Ajoutez à cela qu'on peut dire que la flotte de Tarsis qui (1 Rois, X, 22) apportait de l'or, de l'argent, de l'ivoire, des singes et des paons, n'est pas une autre flotte que celle d'Ophir même ; ce mot de Tarsis, comme l'a fait voir le père Lubin dans la petite dissertation de ses Tables géographiques sacrées, signifiant toute sorte de pays d'outre-mer, et généralement les mers, de sorte qu'aller en Tarsis est autant comme aller en navigation lointaine. Si cela est ainsi, il est assez vraisemblable de dire, ainsi que le prétend notre auteur, que puisque Zophala abondoit en or, ivoire, singes, etc.. et que la flotte de Salomon partoit d'Esiongéber, qui est sur la mer Rouge ; il est sans difficulté que Zophala, sur les côtes d'Afrique, est un des plus proches lieux où on la pût faire aller quérir des richesses si différentes, et qui ne se trouvent guère toutes dans un seul et même lieu, comme à Zophala. En un mot, quand l'Ecriture, en plusieurs endroits, parle d'aller en Tarse, elle n'entend pas d'ordinaire aller dans une ville du nom de Tarse, mais elle veut dire aller en quelque navigation éloignée. Une remarque, au reste, que j'ai faite ailleurs (savoir en XXVI, 79, 5) sur ce qui est dit des trois ans de cette flotte (1 Rois, X, 22), savoir qu'on n'est pas obligé parce texte d'entendre que le voyage duroit trois ans, mais qu'il suffit d'avouer que cette navigation se faisoit tous les trois ans une fois, cette remarque, dis-je, écarte absolument la nécessité d'aller chercher aussi loin qu'on fait d'ordinaire les lieux de Tarsis et <X Ophir.
§ 9. Sur Diu confondu avec Diul (XXVI, 78, 3).— Mariana parlant de la situation de l'île iïOrmus, dit qu'elle est à vingt-six degrés de latitude septentrionale, et que presque à la même élévation se trouve l'île et la citadelle de Diu, etc.
Tous nos géographes disent Diul, car il ne faut pas confondre Diul et Diu. Diul, qui est la citadelle dont il s'agit ici, est à l'embouchure du fleuve Inde ; Diu est de quatre degrés plus méridional et près de cinq plus orienta!, faisant une espèce de cap proche le golfe de Cambaye.
§ 10. Sur la ville de Sinigalle (XXVII, 3, 27). — Mariana parlant de Sini-
sur l'histoire d* Espagne de mariana. 53
galle, dit que c'est une ville delà Marche, etc., ce qui n'est pas la véritable situation de ce lieu ; il falloit dire sur les frontières de la Marche; car Slnigalle est dans le duché d'Urbin.
§ 44. Regge dit pour Corrége (XXX, 7, 46). — Mariana parlant de la mort du grand maître de France, Charles dJmbroise, seigneur de Chaumont, la fait arriver à Regge, en quoi il s'est trompé; il falloit dire Corrége, qui est à trois ou quatre lieues de Regge, sur le chemin de Carpi. Cette faute, au reste, peut n'être pas regardée comme une faute de géographie, mais au moins en sera-ce une d'histoire.
Bévues contre la Chronologie
§ 4. Sur le règne des Géryons, etc. (I, 42, 22). — Voici mot à mot le texte de Mariana, tant selon le latin que selon l'espagnol : « Plusieurs con- « jectures me font croire que les Géryons parurent en Espagne et y régné « rent vers le quatrième ou le cinquième âge, depuis le déluge, et que Sieu- « lus fleurissoit plus de deux cents ans avant la guerre de Troie. »
Cet endroit est beaucoup plus difficile qu'il ne paraît d'abord ; car qu'entend notre auteur par son Edad espagnol et par son /Etas latin ? Est-ce siècle, ou est-ce ce que les Latins entendoient ordinairement par œvum, c'est-à-dire le temps que peut vivre un homme, comme par exemple quatrevingts ans? Si ce sont des siècles, il ne faut pas dire que les Géyrons ont paru au quatrième ou cinquième siècle, mais sur la fin du huitième, ce qui feroit un mécompte de trois ou quatre cents ans. Car y ayant douze siècles depuis le déluge jusqu'à la guerre de Troie, il s'ensuit que Siculus, selon le propre sentiment de Mariana, ayant fleuri seulement environ deux siècles avant cette fameuse guerre, et Gérijon n'ayant pu être tout au plus que deux autres siècles avant ce Siculus ( encore est-ce beaucoup pour le règne de six rois seulement, dont les uns sont morts jeunes et les autres n'ont commencé qu'en leur vieillesse, savoir : Gérijon, son fis de même nom, Hispal, Hercule, IJespérus et Jtlas), il s'ensuit, dis-je, que Gérijon ne pouvoit vivre qu'au huitième siècle après le déluge. Que si l'on veut expliquer la chose par Y œvum des anciens Romains, la difficulté sera encore augmentée d'environ cent ans, chaque œvum ne faisant que quatre-vingts, au lieu que le siècle fait cent. Ainsi pour le quatrième ou cinquième siècle de Mariana, et pour le huitième que je pose, il en faudroit compter dix qui étant de quatre-vingts ans chacun reviendroient toujours aux huit cents ans (lue je demande. Que si Ton veut dire, en suivant cette idée de Y œvum, qu'il faut compter cet œvum sur le pied de l'âge que les hommes vivoient dans les premiers siècles qui ont suivi le déluge, la difficulté résultera encore bien plus grande à un autre égard, puisque les cinq premières générations qui se trouvent après celle de Noé font plus de deux mille ans, au lieu que je n'en demande que huit cents. Je persiste donc à dire que cet endroit d*J Mariana n'est pas sans difficulté,
fft REMARQUES CRITIQUES
§ % Sur le jour de Noël et le commencement des années ( IX, 31 , 4 et 23). —Mariana, après avoir fait entrer le roi Ferdinand 1er, dit le Grand, dans la ville de Léon, le premier jour de janvier 4075 (1), qui étoit, dit-il, un samedi, parle ensuite de sa mort au bout de quelques jours, et il fait tomber cette mort au troisième jour de Noël, fête de saint Jean l'Evangéliste.
Il paraît en tout ceci bien du malentendu. Premièrement à l'égard de la date de 1075. L'auteur se trompe ou sur le chiffre de soixante-quinze ou sur le jour de jeudi. Secondement, en ce qu'il dit jour de janvier au lieu de dire jour de l'an. A l'égard du premier, son latin est plus juste que son espagnol, puisqu'il porte 40G5. Car cette année commençoit effectivement par un samedi, au lieu que 1075 commençoit par un jeudi. A l'égard du second, il faut se souvenir que ce 1er janvier n'étoit pas le premier jour de l'année, mais le huitième, puisque en ce temps-là les années commençoient dès Noël. Il y a donc ici une nouvelle faute, et au lieu de dire que Ferdinand entra dans Léon le \evjour de janvier, il falloit dire qiv 'il entra au 1er jour de l'an, savoir à Noël, époque du commencement des années d'alors, et c'est ainsi qu'on pourra entendre ce que l'auteur dit à quelques lignes de là des Matines de Noël et de la fête de saint Jean l'Evangéliste, car ces deux choses ne suivent pas le 1er de janvier, elles le précédent. Il y a donc là, encore une fois, bien de la confusion, et qui ne sauroit être ôtée qu'en adoptant la remarque que je fais ici. Cette manière de commencer les années à Noël est à la façon de l'Eglise romaine. Voyez Labbe à l'an 4170 de son Chronologue français.
§ 3. Sur la dernière expédition de saint Louis (XIII, 83, 23). — Mariana, parlant de la dernière expédition du roi saint Louis, c'est-à-dire de son deuxième voyage dans la Terre-Sainte, dit qu'il partit de Marseille et y mit à la voile le 1er de mars 1270 (2), endroit que, pour remédier à une confusion qui se trouve dans l'original, j'ai un peu changé, non-seulement par le tour que j'ai donné dans le corps du texte, mais principalement par la note que j'ai mise en marge, savoir que ce n'est pas le 1er de mars, mais le 4er de juillet qu'il faut entendre ici. Mézeray, et nos meilleurs chronologistes sont formels là-dessus. Mais voici comment on doit prendre la chose, si Ton veut accorder les deux opinions. Le départ de Paris se fit le 4er de mars, et le roi fut quatre mois, tant par les chemins qu'aux environs d' ' Algues-Mortes, attendant que ses vaisseaux fussent prêts ; après quoi il s'embarqua à Marseille le 4 e1 de juillet , c'est pourquoi j'ai ajouté au texte, peu de temps après. Au reste, ce moyen de conciliation que je prête à Mariana ne diminue rien de sa bévue, qui est toujours la même de sa part, puisqu'il a confondu, par le tour de sa narration, deux époques qui dévoient être soigneusement distinguées.
(1) Le roi Ferdinand arriva à Lyon un samedi 24 décembre 167$. (Traduction du père Charenton.)
(2) Le père. Charenton. a conservé dans sa traduction la date du 1" de mars 1270,
sur l'histoire p'espagne de mariana. 55
Bévues contre ta Généalogie.
§ I . Sur Ponthieu confondu avec Poitiers (XIII, 4 , 25). — Voici précisément ce qui se trouve au commencement du treizième livre de Martana, au sujet du mariage de Ferdinand III, dit le Saint, dixième roi de Castille.
« Le roi Ferdinand , de son côté, étoit occupé à Burgos aux affaires de « son nouveau mariage. La reine Bérangère qui, comme une mère pleine « de tendresse, appréhendoit que le roi son fils n'altérât la vigueur de son « bel âge, par des plaisirs déshonnêtes, quoiqu'elle sût bien qu'il n'y avoit « personne dans le royaume en plus grande odeur de sainteté et de sagesse « que ce prince, ne se donna point de repos qu'elle n'eût fait arrêter ce ma- « riage. La princesse Jeanne, fille de Simon, comte de Poitiers (1), et de sa « femme Adélaïde ou Alix, mais que les généalogistes appellent Marie, pe- « tite-fille de Louis, roi de France, et de la reine Isabelle, ou Constance, fille « de l'empereur Alphonse, vint exprès de France pour être mariée au roi « Ferdinand. De ce mariage naquirent dom Fernand dit de Poitiers (2), « Léonor, et dom Louis. »
Il y a dans la substance de ces six ou sept dernières lignes, trois fautes que l'on ne saurait défendre. Premièrement la confusion de Poitiers (3), mis au lieu de Ponthieu, qui sont deux lieux et deux maisons, les uns et les autres fort différents, comme chacun sait : Poitiers est une ville en Poitou, Ponthieu est un petit pays dans la Picardie, portant le titre de comté. La maison de Poitiers se considère ou du côté des comtes de Poitou et d'aquitaine, ou du côté des Valentinois et des Saint-Valier, visiblement distincts, tant les uns que les autres, du Ponthieu et de la Picardie, et qui n'ont aucune relation avec ces derniers. La maison de Ponthieu descend de Guillaume Ier, qui vivoit dans le Xe siècle, et dont un petit-fils au neuvième degré, qui fut Guillaume IF, ayant épousé Alix, fille de Louis le Jeune, roi de France, et d'Alix de Champagne, sa troisième femme, en eut une fille nommée Marie, laquelle fut comtesse et héritière de Ponthieu, et mère de Jeanne, comtesse aussi et héritière de la même terre, et femme du roi Ferdinand III.
La seconde faute consiste en ce que Mariana fait descendre cette Jeanne de Ponthieu, dont je viens de parler, de la deuxième femme de Louis VII, au lieu qu'elle deseendoit de la troisième(i), faute qui vient de ce que, par une
(t) Voir la note qui suit.
(2) J'ai corrigé ces deux endroits dans la traduction en mettant Ponthieu au lieu du Poitiers dos originaux. [Note de l'auteur.]
(3) L'auteur, dans son espagnol, dit Potiers, et dans son latin, Pictaviensis; ainsi aucun lieu de doute.
Ponthieu, au contraire se tourne en latin par Pontus, Ponticum et Pontinia. Le deuxième des trois est le plus usité. [Note de fauteur.]
(4) \jC père Charenton relève dans une note les deux premières inexactitudes
nouvelle erreur, qui est la troisième que je prétends, il a pris une Alix, fille en second lit de Louis Vil (mais laquelle mourut jeune, et ne fut point mariée), pour Alix du troisième lit, fille du même Louis VU et de sa troisième femme Alix de Champagne (1), dont nous avons parlé. La petite obscurité qui pourra paraître ici, chose inévitable dans des diseussions généalogiques, sera entièrement levée par l'inspection de la généalogie des Pon- Ihieu, qu'on trouvera à la tin de cet ouvrage (2).
§ 2. Sur Charles Ier, roi de Naples, confondu avec Charles, comte de Valois (XIV, 30, 13, 14). — La deuxième bévue, en fait de généalogie, consiste en ce que Mariana confond Charles Ier, roi de Naples , et frère de saint Louis, avec Charles comte de Valois, petit-fils du même prince, faisant épouser l'héritière de Constantinople au premier de ces deux Charles, au lieu que cela regarde l'autre (3). Voici comme je justifie cette accusation.
11 est certain que l'auteur ayant quatorze lignes plus haut, savoir page 29, ligne 31, parlé de Charles, roi de Sicile, et du pape Nicolas III, la répétition qu'il fait ici du nom de Charles sans queue, comme on dit, fait voir que c'est le même Charles, roi de Sicile, sur lequel, jusque-là, toute la matière a roulé; autrement, s'il en vouloit entendre un autre, comme, par exemple, Charles, deuxième des fils de Philippe III, dit le Hardi-, roi de France, alors il eût fallu dire Charles, comte de Valois, pour éviter toute équivoque. Il est donc constant que c'est le même Charles Iev, roi de Naples et de Sicile, puisque c'est un Charles régnant sous le pontificat de Nicolas III. Or, ce Chaînes eut bien deux femmes, mais dont aucune ne fut fille de Baudouin, empereur de Constantinople, lequel même n'avoit point de filles à donner en mariage, n'ayant jamais eu qu'un fils unique de son unique femme, Marie de Brienne , savoir Philippe Ier, empereur titulaire de Constantinople ; car la première femme de Charles Iev étoit Béatrix de Provence, et la deuxième étoit Marie de Bourgogne. Il est donc très certain que l'auteur a confondu Charles Ier, roi de Naples et de Sicile , avec Charles, comte de Patois, père de Philippe II, roi de France, lequel Charles de Valois eut effectivement deux femmes, dont la dernière étoit héritière titulaire de Constantinople. Mais ce CharlesAà n'a que faire ici, puisque l'endroit que nous examinons précède les Vêpres siciliennes, c'està-dire l'année 1282, et que ce mariage ne fut fait qu'en 1300. Outre que le même Charles n'alla jamais en Sicile qu'en l'année 1301. Voyez la généalogie rapportée ci-après.
$ 3. Sur la troisième et dernière femme de Charles le Hardi, dernier duc
signalées par Rou; et il remplace dans le texte le titre de comte de Poitiers par celui de comte de Ponthieu.
(1) Louis VII eut trois lillesdu nom à.' Alix. [Note de l'auteur.]
(2) Voir à la fin du livre.
(3) Le père Charenton ;i traduit ici sans commentaire le texte original de Mariana,
ï. GÉNÉALOGIE DES PONTHÏEU,
QUE MARÏANA A CONFONDUS AVEC LES POITIERS (liV. XIII, PAC. i, LIGNE 36)
{Mém. de J. Bon, t. II, p. 50.)
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Xoiùfi VII
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