POUR UNE MÉDAILLE DE LA REINE D* ANGLETERRE
« paroles qu'on voudroit y ajouter, pour en savoir votre senti-
< ment, vous suppliant très humblement, en cas qu'il vous « vienne quelque pensée dans l'esprit sur ce sujet, comme je « n'en doute pas, de nous en faire part au plutôt; vous oblige-
< rez par là tous ceux qui ont de la vénération pour la défunte
« reine, et le roi même, qui ne manquera pas de s'informer de
« l'auteur de l'emblème, vous en saura bon gré. Continuez-
« moi, s'il vous plaît, mon cher Monsieur, l'honneur de vos
« bonnes grâces, et soyez persuadé que, de tous les hommes
« du monde, il n'y en a point qui soit tant à vous que moi. Mon
« père et ma mère m'ont chargé de vous faire leurs compli-
« ments, aussi bien qu'à Madame R..., à qui je serai toujours,
« comme à vous, Monsieur, très humble et très obéissant ser-
« vitevir.
« H. W. Bumpf. »
Ma réponse, sans que j'abuse de la patience du lecteur par un détail qui ne pourroit être qu'ennuyeux, fera voir suffisamment l'effet et la suite de toute cette petite sollicitation. La voici :
A M. Rumpf, le fils.
Monsieur,
« Puisque vous me vouiez bien faire F honneur de demander « mon avis sur la médaille dont vous me parlez, je voudrois « que vous vous y fussiez pris de meilleure heure, c'est-à-dire « avant que le revers de la médaille eût été gravé ; car voici ce « que j'ai à dire, tant sur le corps que sur Y âme de cet emblème. « La pensée des deux couronnes, l'une tombante ici-bas, l'au- « tre qu'on va recevoir là-haut, est désormais tout usée et, « pour ainsi dire, traîne les rues, témoin le fameux Manel ul- « tima ecelo de la devise d'Henri HT, dont on a déjà fait cin- « quante copies pour la reine que nous pleurons. Je voudrois « donc quelque idée plus originale ; et , s'il étoit encore