‹ Magasin d'education et de recréationChapitre 133 sur 142 · A NOS ABONNÉS · texte numérisé non relu

A NOS ABONNÉS

Nous éprouvons le besoin, à l;i lin de ce premier semestre, de remercier nos abonnés el nos lecteurs du concours qu'ils nous ont donné. Nous avons reçu de nombreuses lettres d'encouragement, très-flatteuses, très-aimables, qui nous feraient un devoir de poursuivre l'accomplissement de noire tâcbe, quand bien mémo ce devoir ne serait pas pour nous un plaisir. Nous avons toutefois quelques explications à donner à plusieurs de nos correspondants. Diverses observations auxquelles nous n'avons pu répondre en leur temps trouveront ici une réponse collective.

II ne serait pas possible de faire un journal comme le notre, s'il ne réunissait sous la même couverture des éléments qui soient de nature à satisfaire les différents âges de l'enfance et de la jeunesse. Kcrire pour un seul âge, âge si prompleinent fugitif, ce serait limiter, ce serait amoindrir notre action, ce serait la rendre stérile. Il \ a dune, et il devait y avoir, dans chacun de nos numéros, la part de l'enfant el la part de l'adolescent. Tout ce que nous avons pu faire, ça été de rendre la part de l'enfant, cet adolescent de demain, digne encore de l'adolescent, cet enfant d'hier, el réciproquement de ne rien laisser passer dans les textes plus spécialement destinés à l'adolescent qui ne put être mis sous les veux de l'enfant. 11 n'est pas mauvais que l'adolescent se souvienne qu'il était, la semaine d'avant, un enfant; il est bon que l'enfant, à son tour, sente qu'il va devenir un petit homme, cl trouve

' dans nos colonnes une réserve pour l'avenir. D'ailleurs ce qui est moral, ce qui est littéraire, ce qui a valeur d'art en soi n'a vraiment pas d'âge; et le plus grand nombre de nos correspondants sont lombes d'accord avec nous que la partie enfantine de notre recueil n'a pas été plus indigne de leur attention que celle qui s'adresse à la jeunesse.

Quelques-uns nous ont demandé au début de varier nos sujets, de donner de préférence des textes courts, commençant et finissant dans le même numéro. Il se peut qu'en cédant à ce désir, nos numéros, pris séparément, eussent paru y gagner, nos sommaires auraient semblé plus fournis; mais l'ensemble de la publication y aurait assurément perdu. Il ne s'agit pas pour nous de former un recueil riche en titres, d'entasser des matériaux sans l'en et sans but, des sujets nombreux mais tronqués; ce que nous voulons, c'est que notre magasin devienne une bibliothèque, dans toute la sincérité du mot, qu'il plaise et qu'il instruise au même degré : or, quel sujet scientifique peut être abordé sérieusement el traité avec profit pour le lecteur, c'est-à-dire dans tout le détail nécessaire, en une ou deux colonnes, où l'écrivain serait constamment dominé par l'obligation de compter ses mots?

I n des esprits les plus judicieux de ce temps, M. Charles Clément, a répondu pour nous à celle objection, dans le Jourwil des Di btitx :

» Il faut louer les directeurs du M<nj«siit

d'èducalion et de récréation d'avoir, dans cet excellent recueil , abandonné si nettement les routes battues et évité de condamner eux et leurs lecteurs à ces notions trop sommaires et banales qui ne sont qu'un insipide mélange de fragments épars dans les différentes publications périodiques. Ce sont des œuvres véritables, des livres de fond sous une forme attrayante, toute une bibliothèque classique et amusante écrite, à leur intention et mise à leur portée, qu'amasseront, quinzaine par quinzaine, les jeunes lecteurs du nouveau Magasin. »

Du reste, après nous avoir fait ces observations bienveillantes, plusieurs de nos correspondants nous ont, dans des lettres postérieures, approuvés de ne pas nous être rendus à leur avis : car, ainsi que nous l'écrivait l'un d'eux, revenant avec bonne grâce sur sa première appréciation, « pour se tenir sous un titre commun, les matières de chacune de vos suites n'en sont pas moins différentes et nouvelles. »

Nous traduisons en gens pratiques ces différentes opinions. Pour être parfait, il faudrait que notre recueil fût hebdomadaire, il faudrait qu'il disposât d'un espace

plus grand : il pourrait ainsi satisfaire à h fois et au goût de 1 1 variété et au besoin d'oeuvres substantielles, embrassant un sujet dans son entier et le traitant sans y laisser de lacunes.

Tout cela serait excellent; nous ne demanderions certeipas mieux que de mettre moins d'intervalle entre l'apparition d'un numéro et d'un autre; il nous irait trèsfort aussi de doubler le nombre de nos feuilles — mais — mais conviendrait- il également aux parents de subir les conséquences de ces améliorations, c'est-à-dire de voir doubler et tripler le prix d'abonnement? Nous le disons à regret, cela ne nous semble pas probable. Nous sommes, dans notre spécialité, le recueil le plus considérable et le moins cher. Ce bon marché et cette qualité, ce n'est qu'au prix de sacrifices sérieux que nous les maintenons.

Si le progrès de notre petite institution était tel qu'il nous fût permis de compter sur un succès égal, avec une augmentation de matières et l'augmentation de prix qui ni serait la suite, nous serions bientôt convertis.

U m retaht de ta reilarlion , C" ne Grvho*t.

<lAVIS.

Nous tenons à la disposition de »o« abonnés un cartonnage mobile, cVst-à-dire une couverture en toile anglais»' avec titres don 1 », fers spéciaux, au prix de I fr. 25 pris à Paris, et I fr. 50 rendu franco a domicile. Les personnes qui désireraient ce cartonnage pour faire relier leurs numéros, et s\issurcr pour l'avenir des cartonnages uniformes, n'auraient plus qu'un très-petit supplément de dépense a payer au relieur de leur localité, pour l'achèvement du volume.

Ceux de nos abonnés qui voudront nous charger de la reliure ou du cartonnage de leurs exemplaires peuvent nous adresser leurs numéros francs de port, avec le prix, en timbres-poste, de la reliure ou du cartonnage établi ci-dessous :

Prix de la reliure pleine en maroquin chagrin 10 fr. »

12 reliure, dorée sur tranches 1 2"»

Cartonnage toile, avec fers spéciaux, tranches blanrbes 2 »

Cartonnage toile, mobile, avec fers spéciaux I 25

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