‹ Magasin d'education et de recréationChapitre 63 sur 142 · T1T Y BB · texte numérisé non relu

T1T Y BB

Iji liberté :

Sous me» ciseaux tombait plus d'un poil argenté , Quand eHc eut un regard pour ma plainte indolente ; Elle est venue enfin, quoique à venir bien lente. Le jour qui vit entrer Amurylle ebo* moi Kn cl lassa Gala'ce; accable 1 s>où* sa loi, L'espoir de m'affranchir me trouvait incrédule; Je n'avais plus souci d'accroître mon pécule; Mainte victime en vain sortait de mon enclos, Mon lait pour des ingrats en vain roulait à flou» , Jamais chez moi, pour pris do la crème échangée, Jamais je ne feutrais la main d'airain chargée.

Aussi, voyant des pleurs, Amaryllc, en tes yeux, Je demandais pour qui tu suppliais les Dieux, l'ourqui pondaient tes fruitsà leurs branches oisives ; Tityre était absent; c'était toi que ces rives. Toi que ces pins, Tityre, et que ces arbrisseaux, Toi que, |w leur murmure, appelaient ces ruisseaux.

TITVBL

Que faire? il fallait rompre un joug intolérable. Comment trouver ailleurs un Dieu plus favorable? La, j'ai vu ce jeune homme, égal aux immortels. Cour qui , douze fois l'an , le sang fume aux autels. « Allez , dit-il , affable et le sourire aux lèvres \ « Attelez vos taureaux, enfants; paissez vos chèvres. ■•

MELIBÉt.

Heureux vieillard! ainsi tu garderas ton champ! Quoique un terrain pierreux résiste au soc tranchant, Et quoique dans tes prés le jonc des marécages Ne fournisse aux brebis que d'humides pacages, C'est assez grand pour toi. Des gazons ignorés N'incommoderont point tes troupeaux égarés, Et la contagion de l'étable prochaine N'étendra point sur eux une mortelle baleine. Heureux vieillard! au bord des fleuves familiers, Sous l'épaisse fraîcheur des bois hospitaliers. Là, tu fuiras le jour; sur la cloison fleurie Qui des prés du voisin sépare ta prairie, Les abeilles d'Hybla, d'uu doux bourdonnement. Ici, t'inviteront à l'assoupissement ; La, l'émondeur, au pied du rocher qui s'incline, De ses bruyants refrains remplira la colline; Cependant gémiront tes ramiers favoris, Abrités sous ton chaume et dans tes champs nourris, Et, sous l'orme témoin de leurs tendres querelles, Toujours roucouleront tes rauques tourterelles.

UM.IBOZLS.

Et que taata fuit Romain tibi causa videndi?

TITVr.l s.

Libertas : quai sera tamen respexit inertem , Candidior postquam tondent! barha cadcbnt ; Respexit tamen, et longo post tempore venit, Postquam nos Amaryllis habet, Galatea reliquil. Namque , fatebor enim , dum me Galatea tenebat , Nec spes libertatis erat, nec cura peculi. Quamvis multa mei* exirct victima septis, Pinguis et ingrata? premeretur caseus urbi , Non unquam gravis a?re domum mibi dextra redibat.

MKLIBOEIS.

Mirabar quid moesta Deos, Amarylli, vocarcs; ( lui pendero sua patereris in arbore poma :

Tityrus bine aberat. lps« te, Tityre, pinus, Ipsi te fontes, ipsa luec arbusta vocabant.

tu vais.

Quid facercm? Neque servitio me exire licebat,

Nec ta m pnesontes alibi cognosccrc Divos.

Hic illum vidi Juvenem, Molibwe, quotannis

Bis senos cui nostra dies altaria fumant.

Hic mibi responsum primus dédit il le petenti :

«Pascite, ut ante, boves, pueri; submittitc taures.»

MEL1BUEI S.

Fortunate senex ! ergo tua rura manebuiit!

Et tibj magna satis, quamvis lapis oui nia uudos Limosoque palus obducat pascua junco.

Non insueta graves tentabunt pahula fœlas, Nec mala vicini pecoris ronlagia la'deut.

Fortunate senex! hic, inter (lu m in a nota Et fontes sacros, frigus captabis opneum.

Hinc tibi que sentper virino ab limite sepes Hybleis apibus florem depasta salirti, Smpe levi somnum suadobit mire susurro ; Hinc alla sub rupe canel frondator ad auras; Nec tamen interea raui», tua cura, palumbec, Nec gemerc acria cessabit turtur al» ulmo.

ÉDUCATION. — RÉCRÉATION

HTÏHE.

Aussi lu cerf léger s'abreuvera dan» l'air, Le poisson séchera, rejeté par la mer, L'Espagnol boira l'Elbe, et le Germain le Tagc, Avant que dans mon cœur s'efface son image.

JlKLlDÉt.

Mais nous, nous irons voir ou l'Africain brûlant. Ou sur les bords Cretois l'Oaxc turbulent.

Ou le Scythe sauvage, ou le Breton barbare Que de tout l'univers l'immensité séjtarc.

Hélas! ce dur exil nra-t-il éternel?

Pourrai-je cutin revoir l'horizon paternel, l'U sous mon toit , où l'herbe a poussé dans le chaume, Après quelques moissons admirer mon royaume?

l'n soldat tient nos champ»! un barb ire a nos fruits!

Ah ! funeste discorde

nous as-tu conduits!

Voilà dans quelles mains la récolte est tombée, Et pour qui nous semions! Va, pauvre Mélibée, Plante à prisent la vigne et greffe tes pêcher»! — Marchez, troupeau jadis lieureu».r|ie\ res, marchez; Je ne vous verrai plus, du fond des grottes vertes, Au rocher bnis,onneux (tendre, chèvres alertes; Vous ne brouterez plus, moi récitant des vers, Lo cytise fleuri ni lc^ saules amers.

TITVr.E.

Tu pourras cependant, couché sur la javelle,

lleposer avec, moi jusqu'à l'aube nouvelle.

Nous avons des fruits mûrs que nous cueillons ici,

Kl la châtaigne tendre, et le lait épaissi.

Déjà les toits lointains fument dans les campagnes;

L'ombre déjà s'allonge eu tombant des montagnes.

TITïRt».

Ante levé» ergo pa&centur in «Jthero cervi,

Et fréta destituent nudos in lit tore pisces;

Ante, pererratis amborum flnibus, cisul

Aut Ararim Partuus bibet, aut Gcrmania Tigrim,

Quam nostro illius labatur pectorc vultus.

ueutBOfus.

At nos hinc alii sitientes ibimus Afros,

Pars Scj thiam, et rapidum Crettc veuiemus Oaxeni,

Et penilus toto divisos orbe Driianuos.

Lu unquam pairios longo |h»i te ni porc Unes,

Pauperis et tuguri congesluni cesjtite culmcu

Post aliquot, mca régna, videos mirabor aristas?

Itupius hsec tant culla novalia miles luibebit!

llarbarus lias segetes ! En quo discordia cives

Pcrduxil miseros! Eu queis conscviinus agros!

Insère nunc, Melitxre, pyros ! |>onc online vîtes!

Ile meaî, felix quoudam pecus, ite capella- :

Non ego >os posthac, viridi projectus in autro,

Dumosa pendere procul de rupe videbo;

Carmiua nulla «anain; non, me pascente, capella?,

Florcnlem cylisuin et salices carpeti» omaras.

T I T V fl L S.

Hic tameu hanr mecum poteras requiescere noctei Fronde super viridi. Suui nobis mitia poma, Castanea? molles et pressi copia laclis.

lit jam su mina procul villaruui culmina fumant, M tjoresque caduut alus de moutibus umbra-.

F. Po.ss.\na.

ÉDUCATION. - RÉCRÉATION

Page 1